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Avec Everipedia, le co-fondateur de Wikipedia va chercher à « disrupter » sa propre création

Larry SangerLar­ry San­ger, co-fon­da­teur avec Jim­my Wales de l’én­cy­clo­pé­die uni­ver­selle Wiki­pé­dia, a rejoint la star­tup Eve­ri­pe­dia en tant que direc­teur des sys­tèmes d’in­for­ma­tions, afin de « dis­rup­ter » la socié­té qu’il avait créé en 2001.

Il faut savoir que M. San­ger n’est pas satis­fait de ce qu’est deve­nue aujourd’­hui Wiki­pe­dia, en indi­quant que « des “trolls” [avaient] pris le contrôle. »

Au cours d’un entre­tien, M. San­ger a évo­qué les rai­sons pour les­quelles il avait déci­dé de s’en­ga­ger au sein d’E­ve­ri­pe­dia, qu’il consi­dère comme étant « la pro­chaine étape » des ency­clo­pé­dies en ligne.

Il estime que l’in­for­ma­tion dis­tri­buée sur inter­net est trop cen­tra­li­sée. Il aime­rait pou­voir chan­ger la donne avec Eve­ri­pe­dia :

« Le prin­ci­pal pro­blème avec l’in­for­ma­tion sur inter­net aujourd’­hui, c’est qu’elle est très cen­tra­li­sée, et contrô­lée par un nombre d’ac­teurs res­treints, qui génèrent des pro­fits lors­qu’ils publient les infor­ma­tions les plus raco­leuses ou les plus tape-à-l’œil. Nous pou­vons faire bien mieux. »

Une encyclopédie décentralisée

Au tra­vers de la pre­mière ébauche du white paper d’E­ve­ri­pe­dia, la socié­té indique qu’elle uti­lise la tech­no­lo­gie blo­ck­chain pour ten­ter de pro­po­ser une ver­sion amé­lio­rée de Wiki­pé­dia.

L’en­semble des fonc­tion­na­li­tés de l’en­cy­clo­pé­die (l’ap­pro­ba­tion des  articles, les édi­tions, le sto­ckage d’in­for­ma­tions,…) seront bien­tôt basées sur la pla­te­forme de smart contracts EOS, qui s’ap­puie sur la tech­no­lo­gie blo­ck­chain.

En uti­li­sant cette pla­te­forme pour enre­gis­trer les flux de pro­duc­tion sur chaque article, et héber­ger cha­cun d’entre eux, l’é­quipe d’E­ve­ri­pe­dia indique qu’elle pour­ra ain­si pro­po­ser un sys­tème résis­tant à la cen­sure (cen­sor­ship-proof).

La socié­té a éga­le­ment indi­qué qu’elle comp­tait mettre pro­chai­ne­ment en place des inci­ta­tions finan­cières pour les contri­bu­teurs. Si ceux-ci ne rem­portent pour l’ins­tant que des points en guise de récom­pense pour leur tra­vail, ceux-ci eux-seront conver­tis en tokens dès l’an­née pro­chaine.

Sam KazemianD’a­près Sam Kaze­mian, l’un des co-fon­da­teurs d’E­ve­ri­pe­dia, ce sys­tème d’in­ci­ta­tion est simi­laire à celui uti­li­sé par le pro­to­cole du Bit­coin, qui vise à encou­ra­ger les mineurs à offrir la puis­sance de cal­cul de leurs machines :

« Au même titre que les mineurs qui trouvent des blocs se voient attri­buer de nou­veaux Bit­coins, ces contri­bu­teurs pour­ront rece­voir des votes si leurs apports plaisent à la com­mu­nau­té, et rem­por­te­ront ain­si des tokens fraî­che­ment émis »

En plus de la pla­te­forme EOS, la socié­té aura éga­le­ment recours à l’Inter­pla­ne­ta­ry File Sys­tem (IFPS), un pro­to­cole pair à pair de dis­tri­bu­tion de conte­nu qui per­met­tra d’as­su­rer le sto­ckage de fichiers plus volu­mi­neux, comme des vidéos ou des images.

Encore beaucoup de chemin à parcourir

Pour le moment, la pla­te­forme reven­dique 3 mil­lions d’u­ti­li­sa­teurs par mois (contre 60 mil­lions par jour pour Wiki­pe­dia). Elle pro­po­se­rait tou­te­fois plus d’ar­ticles en anglais que sa grande sœur, et 17 000 édi­teurs seraient déjà ins­crits sur le site (même si seule une poi­gnée d’entre eux sont actifs).

N’hé­si­tez pas à vous rendre sur Eve­ri­pe­dia en cli­quant sur ce lien.

Réfé­rences : Coin­te­le­graph, Coin­desk




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