Cette faille, dont la découverte a été annoncée ce mercredi, n’a toutefois pas été exploitée de manière délibérée.
Depuis, le problème a été corrigé, et la société californienne a indiqué qu’aucun individu n’avait tenté de tirer profit de cette brèche – même s’il a été fait mention de pertes accidentelles.
Cette faille a été découverte dans le cadre d’un programme de bug bounty, avec à la clé une récompense de 10 000 dollars.
Et l’annonce faite hier de cette découverte a été largement relayée sur Twitter :
Précisions que cette faille permettait à des utilisateurs d’ajouter des Ethers à leur compte Coinbase – mais pas de pouvoir directement les envoyer vers un portefeuille Ethereum dont ils détiendraient la clé privée. Et dans la mesure où les comptes Coinbase sont vérifiés et liés à l’identité de leur propriétaire, les pirates potentiels auraient sans doute rencontré des difficultés pour pouvoir conserver leur anonymat.
Il est donc difficile de savoir si un individu aurait pu s’accaparer des volumes d’Ether conséquents, sans avoir à révéler sa véritable identité.
Les smart contracts : une technologie encore expérimentale
Jusqu’ici, les plateformes se sont protégées contre la fraude de la double-dépense ou des soldes incorrects en exigeant un grand nombre de confirmation des transactions.
Notons que la plupart des exploitations de failles de sécurité liées à des smart contracts ont eu lieu sur la blockchain Ethereum – probablement parce qu’il s’agit de la plateforme la plus utilisée par les développeurs. Mais cette problématique est loin de se limiter à celle-ci, et il s’agit sans doute de l’un des principaux défis que devra relever l’écosystème dans les mois et les années à venir.
Référence : Crypotovest