La procureure générale de New York, Letitia James, a décidé de mettre fin aux opérations de Coinseed. La plateforme avait gelé les portefeuilles de ses clients et converti leurs fonds en Dogecoin sans leur autorisation.
Comme le révèle le média Bloomberg, l’entreprise est également condamnée à verser 3 millions de dollars de dommages après avoir été reconnue coupable d’avoir gelé les retraits de ses clients, utilisant leurs fonds pour acheter du Dogecoin sans leur autorisation. La plateforme a également vidé ses comptes bancaires, et est accusée d’avoir émis des titres financiers non autorisés.
Alors que de précédentes ordonnances judiciaires ordonnaient déjà à Coinseed de cesser ses activités, Mme James a constaté que l’entreprise avait continué à prendre part à « des activités frauduleuses » :
« Au mépris des ordonnances du tribunal, cette société a continué à fonctionner de manière illégale et contraire à l’éthique », reproche-t-elle.
« Elle a pris en otage les fonds des investisseurs, mettant en lumière les dangers de l’investissement dans des monnaies virtuelles non régulées ».
La bourse d’échange avait prétendument cessé ses activités en juin, après avoir reçu une ordonnance d’interdiction temporaire.
1 million de dollars dérobés
Les procureurs généraux adjoints Brian Whitehurst et Amita Singh ont depuis déclaré avoir reçu 170 plaintes de clients de Coinseed. Ceux-ci reprochent à la plateforme d’avoir vidé le solde de leurs portefeuilles, « de plusieurs dizaines de milliers de dollars ».
M.Davaasambuu avait promis de rendre les fonds disparus aux investisseurs – une décision qui n’a pas été suivie d’effet, puisque Mme Singh dénonce le « silence radio complet » du dirigeant.
Dans une affaire similaire, qui s’est conclue le 10 septembre dernier, Michael Ackerman, fondateur du Q3 Trading Club, a plaidé coupable de fraude électronique dans une escroquerie organisée avec deux complices en 2017.
Son club de trading, qui promettait des rendements de 15% par mois, avait fait perdre 30 millions de dollars à ses membres. L’ancien dirigeant risque désormais 20 ans d’emprisonnement s’il est reconnu coupable lorsque sa peine sera déterminée, en janvier 2022.