NFT

Fragmenté en milliards de tokens, un NFT Doge acheté pour 4 millions de dollars est proposé à la vente

Pohoto originale du Shiba inu du Dogecoin

Cet objet de col­lec­tion, qui repré­sente l’une des images de la mas­cotte du Doge­coin, avait été ven­du en juin pour 4 mil­lions de dol­lars. Ses ache­teurs vont le scin­der en mil­liards de tokens Ethe­reum afin de per­mettre à qui­conque le sou­haite d’en acqué­rir des parts.

DogecoinDès aujourd’­hui, les fans du Doge­coin vont pou­voir mettre la main sur un frag­ment d’un token non fon­gible (NFT) Doge. Celui-ci est lié à l’i­mage du Shi­ba Inu mas­cotte du « meme coin », dont la valo­ri­sa­tion s’é­lève actuel­le­ment à plus de 36 mil­liards de dollars.

Cet objet de col­lec­tion avait été ven­du en juin der­nier au col­lec­tif d’in­ves­tis­se­ment Pleasr­DAO, qui avait alors débour­sé pas moins de 1 696,9 ETHs (soit envi­ron 4 mil­lions de dol­lars).

Les autres pho­tos de la séance ont été ven­dues sur le site Very.auction par Atsu­ko Sato, le maître du Shi­ba Inu Kabo­su, et les mon­tants récol­tés ont été rever­sés à des œuvres de cha­ri­té. En 2010, il avait créé un blog dédié à son chien, dans lequel il expo­sait plu­sieurs de ses photos.

Celles-ci avaient été ensuite reprises par un uti­li­sa­teur de Red­dit, qui avait ima­gi­né un « meme » en bap­ti­sant le chien « Doge ». Cette créa­tion avait été réuti­li­sée fin 2013 pour lan­cer le Doge­coin, une cryp­to­mon­naie alter­na­tive démar­rée comme une « blague » et repre­nant en par­tie le code du Bitcoin.

Doge Meme

Les NFTs sont des cryp­to-tokens qui consti­tue des actes de pro­prié­tés numé­riques. Ils peuvent être liés à de nom­breux objets : une image, une pho­to, un conte­nu audio ou vidéo,… La plu­part de ces jetons sont ados­sés à la blo­ck­chain Ethe­reum, même si d’autres réseaux, comme Sola­na, ont récem­ment enre­gis­tré une forte aug­men­ta­tion des échanges de NFTs.

Ces tokens peuvent être frag­men­tés et reven­dus, comme le fait Pleasr­DAO avec son NFT Doge. Mais le col­lec­tif devrait peut-être se méfier : Hes­ter Peirce, com­mis­saire de la SEC, avait appe­lé en mars der­nier le public a ne pas pro­po­ser de pro­duits d’in­ves­tis­se­ment ados­sés à des NFTs. Ceux-ci pour­raient poten­tiel­le­ment consti­tuer de véri­tables titres finan­ciers, et donc être sujets à une régle­men­ta­tion très stricte aux États-Unis.

« Une décennie de culture numérique »

« Ce NFT repré­sente les débuts d’une décen­nie de culture numé­rique et nous vou­lons vous per­mettre d’en pos­sé­der, vous aus­si, une frac­tion », explique Pleasr­DAO sur son site.

« Notre cher Doge va être frag­men­té en mil­liards de jetons, sécu­ri­sés et véri­fiés sur Ethereum »

Les inves­tis­seurs vont ain­si pou­voir mettre la main sur des frac­tions de NFT Doge, qui seront ven­dues sous le sigle $DOG. Ils devront pour cela se tour­ner vers SushiS­wap, l’une des prin­ci­pales pla­te­formes d’é­change décen­tra­li­sées de cryp­to­mon­naies. Ils espé­re­ront ain­si réa­li­ser une plus-value en pro­fi­tant de la popu­la­ri­té du « meme » Doge. Il s’a­git tou­te­fois d’un inves­tis­se­ment extrê­me­ment spé­cu­la­tif, et de nom­breux par­ti­ci­pants risquent d’y perdre des plumes.

L’i­ni­tia­tive de Pleasr­DAO n’est pas nou­velle. Il y a quelques jours, un inves­tis­seur avait déci­dé de frag­men­ter en tokens le « Feis­ty Doge », qu’il avait acquis pour 43 279 dol­lars. Cette image consti­tuait, elle aus­si, l’une des pho­tos de la séance à l’o­ri­gine du « meme » Doge­coin. Lors de la rédac­tion de cet article, la « Mar­ket Cap » de son jeton s’é­le­vait à plus de 28 mil­lions de dol­lars.

En mars, l’ar­tiste Mike Win­kel­mann, plus connu sous son pseu­do­nyme « Beeple », avait mis aux enchères une image numé­rique auprès de la mai­son Chris­tie’s. Il avait récol­té une somme record de 69 mil­lions de dol­lars.

Ces der­niers jours, Open­Sea – la plus grande pla­te­forme d’a­chat et de vente de NFTs ados­sés à Ethe­reum – a enre­gis­tré des volumes records. Le site a dépas­sé le mil­liard de dol­lars de tran­sac­tions heb­do­ma­daires, notam­ment grâce à l’ef­fer­ves­cence autour des « Cryp­to­Punks » et du « Bored Ape Yacht Club ».

Réfé­rence : Decrypt

Cet article ne consti­tue pas une recom­man­da­tion d’investissement. Nous vous sug­gé­rons de mener vos propres recherches avant de déci­der de vous pro­cu­rer des cryp­to­mon­naies – des actifs extrê­me­ment vola­tils. Ne dépen­sez pas plus que ce que vous pou­vez vous per­mettre de perdre. Nous ne sau­rons être tenus res­pon­sables de toute perte en capi­tal, en lien avec la lec­ture de cet article.