Alberto Fernandez, président de l’Argentine, a confié qu’il n’excluait pas l’idée d’adopter le Bitcoin. L’objectif serait de contrer l’inflation dans laquelle le pays est englué. Il reste toutefois « prudent » vis-à-vis d’un actif qu’il « connaît encore mal ».
« Aucune raison de dire non »
« Je ne veux pas trop m’engager […] mais il n’y a aucune raison de dire “non” » a confié le dirigeant. « Il pourrait peut-être s’agir du bon chemin à prendre ».
« On dit que l’avantage principal [du Bitcoin], c’est que l’inflation est largement contrecarrée », a‑t-il justifié.
Une inflation galopante
Alberto Fernandez, qui a pris la succession du businessman Mauricio Macri en décembre 2019, a hérité de la deuxième plus « misérable » économie du monde, si l’on se fie au classement « World Misery Index » proposé par Bloomberg.
D’après les données officielles du gouvernement, il faut désormais 534,42 dollars pour s’acheter ce qu’il était possible de s’offrir avec seulement 100 dollars il y a 5 ans.
Sur la même période, la valeur du peso par rapport au dollar a été pratiquement divisée par 7.
Une réalité qui est donc bien différente de celle du Salvador, dont le dollar américain est pour l’instant la seule monnaie officielle.
Alberto Fernandez a toutefois ensuite tempéré sa déclaration, reconnaissant faire preuve de « prudence » :
« Il s’agit d’une question globale, et je dois avouer que c’est un sujet que j’aborde avec prudence. Dans mon cas, il y a de la prudence car je connais mal ce projet, il est difficile de savoir comment toute cette fortune se matérialise », a‑t-il déclaré, en évoquant la hausse considérable de la valeur du Bitcoin au cours des dernières années.
« De nombreuses personnes dans le monde ont des inquiétudes. C’est la raison pour laquelle ce projet ne s’est pas pour l’instant étendu. Mais c’est quelque chose que l’on doit envisager », a‑t-il ajouté.
Banque centrale d’Argentine : « Ce n’est pas un véritable actif financier »
Même si la déclaration du président semble enthousiasmante, il convient de prendre également en compte le point de vue de la banque centrale d’Argentine. Cette semaine, Miguel Pesce, son président, avait fustigé la première cryptomonnaie :
« Il ne s’agit pas d’un [véritable] actif financier, il ne permet pas de générer une profitabilité [durable] ».
Référence : Decrypt.co