La plateforme d’échange Coinbase a soudainement décidé de cesser d’offrir ses services au site e‑commerce de WikiLeaks.
Sur Twitter, le WikiLeaks Shop a fustigé le caractère soudain de cette décision, et juge que Coinbase n’a pas fourni suffisamment d’explications pour justifier celle-ci. L’organisation non-gouvernementale a toutefois déclaré qu’elle pouvait toujours prendre en charge les paiements en Bitcoin au sein de sa boutique.
Il était fait mention sur ce tweet du hashtag #ReconnectJulian. Celui-ci fait référence au fait que l’accès à internet du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, ait été interrompu au sein de l’ambassade de l’Equateur à Londres, le lieu où il réside actuellement.
Fondé par M. Assange en 2006, WikiLeaks publie des documents pour partie confidentiels et des analyses politiques et sociales à l’échelle mondiale. Le site est financé par des dons, mais aussi par les achats effectués sur sa plateforme WikiLeaks Shop.
Celle-ci propose notamment des T‑shirts, des sweats à capuche, des tapis de souris, ou encore des CryptoKitties WikiLeaks. Elle indique désormais que les paiements en crypto-monnaies sont pris en charge grâce au prestataire CoinPayments.net.
Un « blocus mondial »
WikiLeaks ne semble pas avoir apprécié cette nouvelle, en appelant notamment à un « blocus mondial » de Coinbase, accusée d’être « inapte à faire partie de la crypto-communauté » :
De leur côté, les adeptes de WikiLeaks n’ont pas tardé à se plaindre de cette décision – certains allant jusqu’à déclarer qu’ils comptaient fermer leur compte Coinbase.
The Gateway Pundit rapporte que WikiLeaks Shop ne pouvait plus recevoir des paiements en crypto-monnaies depuis mars. Voici ce qu’a déclaré l’un membre des équipes du WikiLeaks Shop à The Gateway Pundit :
« Il s’agit d’une menace pour WikiLeaks, un événement similaire s’est produit il y a quelques années lorsque PayPal et MasterCard ont mis en place un blocus ».
Coinbase, qui est enregistrée auprès du Financial Crimes Enforcement Network du Département du Trésor des États-Unis, a indiqué « ne plus pouvoir offrir un accès à notre service » au compte WikiLeaks, celui-ci s’étant « livré à une activité interdite, en violation de nos conditions d’utilisation ».
Références : CCN, The Gateway Pundit