1Broker, courtier en valeurs mobilières et plateforme de trading de Bitcoin basée aux Îles Marshall, a récemment été démantelée par les autorités américaines. Pour certains observateurs, ces dernières pourraient prochainement s’en prendre à d’autres crypto-plateformes.
Le FBI est parvenu à saisir il y a quelques jours le nom de de domaine utilisé par 1Broker, faisant ainsi fermer la plateforme. Il l’accuse notamment de fournir des titres financiers sans être un courtier agréé et de ne pas respecter les lois anti-blanchiment d’argent.
Voici ce que l’on pouvait lire dans l’annonce du gendarme de la bourse américaine, la Securities and Exchange Commission (SEC) :
« La SEC affirme qu’un agent spécial du FBI, agissant sous couverture, est parvenu à acheter un swap de titre sur la plateforme 1Broker à partir des États-Unis, alors qu’il n’a pas respecté les seuils d’investissement requis par les lois fédérales sur les valeurs mobilières ».
1Broker réplique
Lundi après-midi, 1Broker a publié une déclaration sur Twitter, indiquant qu’elle travaillait avec un cabinet d’avocat et ses équipes juridiques pour tenter de remettre la main sur son nom de domaine.
Le 27 septembre, 1Broker s’était dite prête à coopérer avec les autorités. Elle avait indiqué qu’elle souhaitait permettre à ses clients américains de retirer leurs fonds dès que possible.
Lors de la rédaction de cet article, le mercredi 3 octobre, le nom de domaine 1Broker.com affichait toujours une déclaration du FBI. Ce dernier l’avait saisi après avoir obtenu un mandat auprès du tribunal de district des États-Unis pour le district de Columbia.
Une initiative inquiétante ?
Voici ce qu’a déclaré Shamoil T. Shipchandler, directeur du bureau régional de la SEC pour la ville de Fort Worth :
« La SEC protège les investisseurs américains sur une variété de plateformes, et ce quel que soit le type de monnaie qu’ils utilisent pour effectuer leurs transactions. Les sociétés internationales qui offrent leurs services aux investisseurs américains ne peuvent contourner le respect des lois fédérales sur les valeurs mobiles en ayant recours aux crypto-monnaies ».
Sur twitter, l’avocat Jake Chervinsky a insisté sur le fait que les forces de l’ordre américaines ont mis plus de deux ans à faire fermer 1broker – la transaction réalisée par l’agent infiltré avait eu lieu le 30 mars 2016.
Il a rappelé que la plupart des tokens issus d’ICOs ont été lancés au cours du deuxième trimestre 2017, et a laissé entendre que certains d’entre eux pourraient déjà être dans le viseur des autorités américaines.
Plusieurs crypto-traders partagent cette opinion, et estiment que certaines plateformes d’échange comme BitMEX ou Binance pourraient potentiellement être ciblées par les États-Unis.
Référence : CCN