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Victime d’une escroquerie, une femme indienne se fait dérober l’équivalent de 50 000 euros de Bitcoin

Les forces de police de New Del­hi, la capi­tale indienne, mène­raient actuel­le­ment une enquête por­tant sur le « pira­tage » d’un wal­let appar­te­nant à une épar­gnante. Les escrocs à l’o­ri­gine de ce vol seraient par­ve­nus à lui extor­quer 6,5 Bit­coins, soit près de 50 000 euros.

Selon Times of India, le Bureau cen­tral d’en­quête (CBI) – l’a­gence du gou­ver­ne­ment cen­tral indien char­gée des enquêtes cri­mi­nelles, de la sécu­ri­té natio­nale et du ren­sei­gne­ment – a com­men­cé a enquê­ter sur un vol de Bit­coins dont a été vic­time il y a quelques mois une épar­gnante, qui se serait faite déro­ber près de 7 BTC.

Elle a indi­qué qu’elle avait déci­dé, en février 2017, d’in­ves­tir 0,4 Bit­coin dans une socié­té – dont l’i­den­ti­té reste incon­nue – qui lui pro­met­tait un retour sur inves­tis­se­ment men­suel de 12%. Gri­sée par l’ar­ri­vée des rou­pies indiennes qui atter­ris­saient chaque mois sur son compte, elle avait pris l’i­ni­tia­tive de trans­fé­rer des sommes plus impor­tants dans ce dis­po­si­tif, en uti­li­sant notam­ment les parts de fonds com­mun de pla­ce­ment qu’elle détenait.

« J’ai inves­ti l’en­semble de mes éco­no­mies dans cette socié­té, tout comme cer­tains de mes amis et des membres de ma famille », a‑t-elle décla­ré à Times of India

Mais quelques mois plus tard, en août 2017, les ver­se­ment ont subi­te­ment ces­sé. La socié­té a alors pro­po­sé aux inves­tis­seurs d’être payés avec sa propre cryp­to-mon­naie. Si les détails sont minces concer­nant la nature de cet actif numé­rique, on sait que l’é­par­gnante – qui n’é­tait pas inté­res­sée par cette pos­si­bi­li­té – a exi­gé de récu­pé­rer ses Bit­coins, sans par­ve­nir à obte­nir gain de cause.

Elle aurait été contac­tée à nou­veau en octobre par l’en­tre­prise, qui se disait prête à lui rendre ses Bit­coins. Mais pour pro­cé­der au rem­bour­se­ment, elle deman­dait à cette femme de lui four­nir l’e-mail et le mot de passe qu’elle avait uti­li­sés pour s’ins­crire sur son site.

Celle-ci a décou­vert, quelques jours plus tard, qu’un indi­vi­du était par­ve­nu à accé­der à son e‑mail et à son wal­let Bit­coin. Il sem­ble­rait qu’elle uti­li­sait un e‑mail et un mot de passe iden­tiques pour l’en­semble des ser­vices aux­quels elle était inscrite.

Voi­ci ce qu’elle a déclaré :

« Le 8 novembre 2017, mon wal­let blo­ck­chain, qui conte­nait 6,5 Bit­coins a été pira­té. Les pirates ont éga­le­ment sup­pri­mé l’en­semble des don­nées liées à mon e‑mail ».

En Inde, comme dans de nom­breux pays, on assiste au sein des popu­la­tions à une forte hausse de l’in­té­rêt pour les cryp­to-mon­naies. Mais cette fré­né­sie a éga­le­ment encou­ra­gé la mise en place de nom­breuses escro­que­ries, dans un pays qui n’a pas encore éla­bo­ré de cadre régle­men­taire autour des actifs numériques.

« Les cas de fraude liés aux Bit­coins sont de plus en plus fré­quents » avait confié l’an­née der­nière un repré­sen­tant du Bureau cen­tral d’en­quête. « [La hausse de la popu­la­ri­té du Bit­coin] a atti­ré de nom­breux nou­veaux inves­tis­seurs. Cepen­dant, afin de pro­fi­ter de cette popu­la­ri­té crois­sante, cer­tains escrocs ont mis en place des acti­vi­tés frau­du­leuses ».

Réfé­rence : CCN

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