En plus du recours à des « hardware wallets », la famille a décidé de disperser ses clés privées à travers le monde.
Des « hardware wallets » disséminés sur 4 continents
Début 2017, la « famille Bitcoin » décide de vendre l’ensemble de ses actifs et de tout miser sur le BTC. La première cryptomonnaie s’échangeait alors à seulement 900 dollars. Alors que le Bitcoin vaut désormais plus de 45 000 dollars, son patrimoine – dont le montant n’a pas été dévoilé – a littéralement flambé en l’espace de 4 ans.
Le père, Didi Taihuttu, révèle avoir caché plusieurs « harware wallets » dans différents pays. Ainsi, quel que soit le lieu du monde dans lequel il se trouve, il n’a pas besoin de voyager très loin pour avoir accès à l’un de ses portefeuilles.
Dans un entretien accordé mercredi à CNBC, il explique avoir recours à deux lieux secrets en Europe, deux autres en Asie, un en Amérique du Sud ainsi qu’un dernier en Australie.
Il confie ne pas utiliser « d’abris souterrains secrets », mais avoir recours à des appartements en location, des maisons d’amis ainsi que de ses services de self-stockage. « Je préfère vivre dans un monde décentralisé, dans lequel il est de ma responsabilité de protéger mon capital », a‑t-il expliqué.
Les « hardware wallets » (ou « cold wallets ») constituent l’une des meilleures manières de conserver les clés privées permettant d’accéder à ses crypto-actifs. Revers de la médaille, le détenteur est seul responsable de la conservation : il n’a aucun recours en cas de perte ou de vol.
Voici ce qu’explique Nic Carter, cofondateur de la société d’analyses Coin Metrics :
« Si vous souhaitez stocker vos coins à l’abri et hors de portée, vous pouvez tout simplement conserver directement vos clés privées. C’est la même chose qu’enterrer un lingot d’or dans votre jardin ».
Autre solution : avoir recours aux services de garde proposés par des plateformes d’échange comme Coinbase.
Jack Dorsey, cofondateur de Twitter et de Square, souhaite permettre aux internautes de tirer simultanément profit de ces deux méthodes, en élaborant un « hardware wallet » associé à un « service de garde assisté ».
Objectif : « démocratiser la conservation de Bitcoins ». Certaines sociétés, comme Casa, proposent toutefois déjà de tels services.
Didi Taihuttu : « Contentez-vous d’acheter 50 dollars de Bitcoin chaque semaine. En 4 ans, vous aurez investi 10 000 dollars, et vous aurez sans doute réalisé un retour sur investissement de x5, vous aurez donc 50 000 dollars !! C’est la raison pour laquelle le « Dollar Cost Averaging » [l’investissement programmé] constitue une excellente solution pour les personnes qui ne veulent pas aller « all-in » sur des lignes vertes comme nous l’avons fait. ».
Ils ne font pas confiance au système bancaire
Le père ne souhaite pas avoir recours aux banques : il les juge trop risquées et craint de perdre ses actifs en cas de faillites.
M. Taihuttu estime que certaines sociétés de « cold storage » centralisé offrent certains avantages, en particulier s’il devait arriver quelque chose à leurs clients :
« Ils proposent des configurations intéressantes pour gérer votre héritage. Ces entreprises sont capables d’assurer efficacement la liquidation de votre succession ».
La famille ne détient pas que du Bitcoin : elle possède également d’autres actifs comme de l’Ether et du Litecoin.
Cet article ne constitue pas une recommandation d’investissement. Nous vous suggérons de mener vos propres recherches avant de décider de vous procurer des cryptomonnaies – des actifs extrêmement volatils. Ne dépensez pas plus que ce que vous pouvez vous permettre de perdre. Nous ne saurons être tenus responsables de toute perte en capital, en lien avec la lecture de cet article.