Scindé en 100 milliards de tokens, ce NFT revendique actuellement une « Market Cap » de 74 millions de dollars.
La fragmentation du Feisty Doge
Le Feisty Doge, représentant l’une des photos de la séance à l’origine de l’effigie du shiba inu du Dogecoin, est devenu le NFT le plus cher au monde, avec une valorisation à 74 millions de dollars.
Il dépasse ainsi, virtuellement, le NFT « Everydays : The First 5 000 Days ». Celui-ci avait été vendu en mars par la maison d’enchère Christie’s pour 42 329 ETH (69,3 millions de dollars).
L’image du Feisty Doge fait partie d’une séance photo impliquant un shiba inu japonais répondant au nom de Kabosu, et rendu célèbre grâce au Dogecoin. Il avait été vendu en tant que NFT en juin dernier, à un prix de 43 279 dollars.
@Cryptopathic, un collectionneur de NFTs, a annoncé le 19 août dernier avoir fractionné le NFT Feisty Doge en 100 milliards de tokens, disponibles sur le marché.
Ces dernières semaines, on a pu voir des ventes de NFTs atteindre plusieurs millions de dollars, bien au-delà du budget de l’épargnant moyen. En fractionnant ces NFTs, les internautes intéressés peuvent facilement s’exposer au token en effectuant un investissement minime.
Ces tokens s’échangent sous le code ticker NFD et peuvent être achetés et vendus sur la plateforme SushiSawp.
« J’ai créé la prochaine étape des tokens DOGE : un NFT DOGE, une fraction issue de l’enchère Zora qui a eu lieu il y a quelques mois.
Les 100 milliards de tokens sont garantis par le NFT dans le contrat @fractional_art ».
Depuis l’annonce de @Cryptopathic faite jeudi dernier, le cours de ces fractions de NFT avait été multiplié, lors de la rédaction de cet article, par 6. La « Market Cap » du projet s’élevait à environ 74 millions de dollars.
Une escroquerie à plusieurs millions de dollars ?
C’était le cas de @0xShual, qui estime que le projet est une « escroquerie », accusant @Cryptopathic d’être parvenu à gagner plusieurs millions de dollars sur le dos de sa communauté. Il lui reproche notamment d’avoir retiré de la liquidité des paires de trading NFD/ETH afin de réaliser des profits.
Si le fait de retirer de la liquidité ne constitue pas techniquement une escroquerie, ce n’est sans doute pas très « fair play ». Le mois dernier, le youtuber TechLead avait été critiqué pour un comportement analogue, après avoir retiré plusieurs millions de dollars de liquidité de son projet de token Million.
« En supprimant de la liquidité sans vendre, il parvient effectivement à vendre sans “vendre”.
Ainsi, il n’a pas besoin d’avouer à sa communauté qu’il a vendu pendant qu’elle achetait. Il peut se contenter de tenir sa promesse initiale, consistant à laisser 1 million d’USDC de liquidité ».
Même si la manœuvre de @Cryptopathic n’est probablement pas très éthique, la création de Feisty Doge a permis de montrer le potentiel de ces fractions de NFTs. Pour l’internaute @0xfoobar, l’arrivée de tels actifs pourrait ouvrir la voie à des valorisations records, qui dépasseront celles des « meme coins » actuels.