Depuis juillet dernier, la banque d’investissement JPMorgan permettrait à ses clients fortunés de miser sur six fonds de cryptomonnaies.
JPMorgan : de nouvelles offres liées aux cryptomonnaies
Quatre de ces produits financiers proviennent de Grayscale Investments. Il s’agit du Grayscale Bitcoin Trust (GBTC), du Grayscale Bitcoin Cash Trust (BCHG), du Grayscale Ethereum Trust (ETHE) ainsi que du Grayscale Ethereum Classic Trust (ETCG).
Le cinquième fonds, Osprey Bitcoin Trust (OBTC), est géré par la société Osprey Funds.
Enfin, les clients de sa filiale banque privée auraient également accès à un sixième fonds, récemment lancé par le New York Digital Investment Group (NYDIG) – une société spécialisée en services financiers liés aux nouvelles technologies,
Cette percée de JPMorgan dans la crypto-sphère peut surprendre alors que Jamie Dimon, son PDG, semble peu enthousiasmé par ce secteur. En septembre 2017, il avait défrayé la chronique en accusant le Bitcoin de constituer une « fraude ».
« C’est pire que les bulbes de tulipes [faisant référence à la tulipomanie du 17ème siècle]. Cela va mal finir » avait-il alerté.
« Il s’agit d’une fraude. Honnêtement, je suis choqué de constater que certains ne soient pas capable de le voir ».
« Si vous êtes suffisamment stupide pour en acheter, vous en paierez un jour le prix ».
En juin dernier, les dirigeants de JPMorgan avaient fait part de leurs réserves quant à la décision du Salvador de faire du Bitcoin la monnaie officielle du pays :
« Il est difficile de voir des avantages économiques tangibles associés à l’adoption du bitcoin comme monnaie légale. Cette décision pourrait mettre en péril les négociations avec le FMI ».
Une demande en hausse chez les clients de JPMorgan
Mary Callahan Erdoes – directrice de la Gestion d’Actifs et de Fortune du mastodonte financier – a ainsi déclaré que les épargnants voyaient le BTC comme une véritable classe d’actifs. Afin de répondre à la demande des clients, la dirigeante a assuré que JPMorgan allait continuer à proposer des services liés aux cryptomonnaies :
« De nombreux clients nous disent : “Il s’agit d’une classe d’actifs, je souhaite m’en procurer” », a‑t-elle confié. « Notre travail consiste à les aider à placer leur argent dans les actifs qui les intéressent ».
Elle a toutefois tempéré cette incursion dans la crypto-sphère, expliquant qu’elle ignorait toujours si le BTC pourrait véritablement faire office de réserve de valeur :
« Il s’agit d’un choix très personnel. Nous ne détenons pas de Bitcoin en tant que classe d’actifs à proprement parler. Seul le temps nous permettra de savoir s’il peut faire office de réserve de valeur ».