Alors que plusieurs analystes s’attendent à ce que le Bitcoin dépasse les 100 000 dollars l’année prochaine, certains estiment que les crypto-marchés se focaliseront en 2022 sur « l’agilité » et « l’efficacité ».
Le Bitcoin, toujours en route vers les 100 000 dollars
Malgré tout, le financier néerlandais reste confiant dans l’un autre de ses modèles, le modèle « Stock-to-Flow » – qui voit la première cryptomonnaie s’échanger en moyenne à 100 000 dollars entre 2020 et 2024 :
De nombreux observateurs partagent son optimisme, et jugent que le Bitcoin devrait atteindre les 100 000 dollars au cours des prochains mois. On retrouve parmi eux « DecodeJar », qui estime que l’actif numérique devrait ensuite poursuivre sa hausse pour franchir le seuil des 190 000 dollars en juin prochain :
Une deuxième prédiction, plus optimiste, amènerait le BTC à un cours de plus de 250 000 dollars en décembre 2022.
En rappelant qu’il est impossible de prédire avec exactitude les évolutions des marchés, l’analyste a ajouté qu’il favorisait son premier prix-cible, à environ 190 000 dollars :
« Les projections de prix et d’horizons temporels ne sont qu’un guide. Néanmoins, alors que nous nous rapprochons de ces périodes, la combinaison de cette fourchette et d’autres indicateurs peuvent permettre de sortir près du plus haut.
Je privilégie l’extrémité la plus conservatrice de l’échelle, à environ 190 000 dollars ».
Une réglementation plus stricte en 2022 ?
Il juge toutefois que les régulateurs « chercheront à réglementer les cryptomonnaies pour les garder sous contrôle par rapport aux monnaies fiduciaires. Ils les verront également comme des sources de revenus imposables qui leur permettront de renflouer leurs caisses ».
Avec la croissance de la finance décentralisée (DeFi), M. Lifchitz s’attend à ce que les banques et les compagnies d’assurance soient contraintes d’adapter leurs modèles d’affaires afin de rester compétitives.
« Les entreprises qui agissent comme des intermédiaires sont les plus à risques, puisque leur activité va devenir superflue à cause de la DeFi ».
Au sujet des tokens non fongibles (NFTs), le dirigeant a fait part de ses réserves quant à la capacité du secteur à poursuivre sa croissance fulgurante de 2021.
« L’engouement est devenu si important qu’on ne peut s’empêcher de se demander s’ils ne sont pas utilisés pour du blanchiment d’argent.
Je suis conscient du fait qu’il existe, du fait des banques centrales, d’énormes quantités d’argent qui doivent trouver une place, mais les NFTs en 2021 m’ont rappelé la bulle internet de la mi-1998. Il existe néanmoins toujours la possibilité d’une hausse exponentielle, qui serait suivie d’un effondrement ».
Concernant le metaverse, David Lifchitz estime que nous nous dirigeons vers un avenir qui pourrait un jour ressembler aux scènes du film Ready Player One, « dans lequel les gens se réfugient dans un monde virtuel, car leur monde est devenu terrible ».
Une adoption qui devrait se poursuivre
Le dirigeant indique que les institutions ont commencé cette année à « privilégier les actifs numériques vis-à-vis de l’or en tant qu’actifs de réserve ». Il estime que « l’adoption soutenue des actifs numériques par les investisseurs institutionnels et leur intégration plus poussée dans les systèmes financiers actuels constitueront les principaux moteurs de la croissance de la crypto-sphère au cours de l’année prochaine ».
« Par ailleurs, dans la mesure où les actifs numériques ont constamment surperformé les classes d’actifs traditionnelles, nous prévoyons que les investisseurs appréhenderont une allocation aux cryptomonnaies comme un élément de leur stratégie de gestion des risques – compte tenu notamment de l’environnement économique de plus en plus inflationniste et de la baisse des rendements des obligations ».
Selon Jean-Marc Bonnefous, responsable de la gestion des actifs chez Tellurian ExoAlpha, « la tendance semble favoriser les blockchains qui se concentrent sur la performance, le développement de “dApps” et qui sont un peu plus centralisées. »
Le dirigeant juge qu’il s’agit d’un changement significatif par rapport aux tendances précédentes, qui s’intéressaient plus aux projets « axés sur la sécurité, la réserve de valeur et qui sont plus centralisés, comme le Bitcoin ou même l’Ether ».
« Le marché semble fondamentalement favoriser l’agilité et la rentabilité des entreprises plutôt que la “pureté » de la technologie blockchain. Il s’agit d’un changement considérable par rapport aux années précédentes […], qui devrait se poursuivre l’année prochaine ».