Crypto-monnaies

Quelles perspectives pour la crypto-sphère en 2022 ? Plusieurs analystes proposent leurs prédictions

Alors que plu­sieurs ana­lystes s’at­tendent à ce que le Bit­coin dépasse les 100 000 dol­lars l’an­née pro­chaine, cer­tains estiment que les cryp­to-mar­chés se foca­li­se­ront en 2022 sur « l’a­gi­li­té » et « l’efficacité ».

Le Bitcoin, toujours en route vers les 100 000 dollars

Hause cours BitcoinDepuis plu­sieurs semaines, les ana­lystes semblent plus réti­cents à offrir leurs pré­dic­tions pour le Bit­coin. Ils sont sans doute échau­dés par l’é­chec des pré­vi­sions récentes de « PlanB », qui s’é­tait appuyé sur son « floor model » pour pro­po­ser des prix-cibles de 98 000 dol­lars en novembre et 135 000 dol­lars en décembre.

Mal­gré tout, le finan­cier néer­lan­dais reste confiant dans l’un autre de ses modèles, le modèle « Stock-to-Flow » – qui voit la pre­mière cryp­to­mon­naie s’é­chan­ger en moyenne à 100 000 dol­lars entre 2020 et 2024 :

De nom­breux obser­va­teurs par­tagent son opti­misme, et jugent que le Bit­coin devrait atteindre les 100 000 dol­lars au cours des pro­chains mois. On retrouve par­mi eux « Deco­de­Jar », qui estime que l’ac­tif numé­rique devrait ensuite pour­suivre sa hausse pour fran­chir le seuil des 190 000 dol­lars en juin prochain :

Une deuxième pré­dic­tion, plus opti­miste, amè­ne­rait le BTC à un cours de plus de 250 000 dol­lars en décembre 2022.

En rap­pe­lant qu’il est impos­sible de pré­dire avec exac­ti­tude les évo­lu­tions des mar­chés, l’a­na­lyste a ajou­té qu’il favo­ri­sait son pre­mier prix-cible, à envi­ron 190 000 dollars :

« Les pro­jec­tions de prix et d’ho­ri­zons tem­po­rels ne sont qu’un guide. Néan­moins, alors que nous nous rap­pro­chons de ces périodes, la com­bi­nai­son de cette four­chette et d’autres indi­ca­teurs peuvent per­mettre de sor­tir près du plus haut.

Je pri­vi­lé­gie l’ex­tré­mi­té la plus conser­va­trice de l’é­chelle, à envi­ron 190 000 dollars ».

Une réglementation plus stricte en 2022 ?

Régulation BitcoinL’a­ve­nir de la cryp­to-sphère a récem­ment été évo­qué par David Lif­chitz, asso­cié direc­teur et res­pon­sable des inves­tis­se­ments chez ExoAl­pha. Il estime que « les cryp­to­mon­naies seront tou­jours là en 2022 », puisque les « gou­ver­ne­ments ne les inter­di­ront pas ».

Il juge tou­te­fois que les régu­la­teurs « cher­che­ront à régle­men­ter les cryp­to­mon­naies pour les gar­der sous contrôle par rap­port aux mon­naies fidu­ciaires. Ils les ver­ront éga­le­ment comme des sources de reve­nus impo­sables qui leur per­met­tront de ren­flouer leurs caisses ».

Avec la crois­sance de la finance décen­tra­li­sée (DeFi), M. Lif­chitz s’at­tend à ce que les banques et les com­pa­gnies d’as­su­rance soient contraintes d’a­dap­ter leurs modèles d’af­faires afin de res­ter compétitives.

« Les entre­prises qui agissent comme des inter­mé­diaires sont les plus à risques, puisque leur acti­vi­té va deve­nir super­flue à cause de la DeFi ».

Au sujet des tokens non fon­gibles (NFTs), le diri­geant a fait part de ses réserves quant à la capa­ci­té du sec­teur à pour­suivre sa crois­sance ful­gu­rante de 2021.

« L’en­goue­ment est deve­nu si impor­tant qu’on ne peut s’empêcher de se deman­der s’ils ne sont pas uti­li­sés pour du blan­chi­ment d’argent.

Je suis conscient du fait qu’il existe, du fait des banques cen­trales, d’é­normes quan­ti­tés d’argent qui doivent trou­ver une place, mais les NFTs en 2021 m’ont rap­pe­lé la bulle inter­net de la mi-1998. Il existe néan­moins tou­jours la pos­si­bi­li­té d’une hausse expo­nen­tielle, qui serait sui­vie d’un effondrement ».

Concer­nant le meta­verse, David Lif­chitz estime que nous nous diri­geons vers un ave­nir qui pour­rait un jour res­sem­bler aux scènes du film Rea­dy Player One, « dans lequel les gens se réfu­gient dans un monde vir­tuel, car leur monde est deve­nu terrible ».

Une adoption qui devrait se poursuivre

Investisseurs institutionnels BitcoinLou­kas Lagou­dis, direc­teur géné­ral du cryp­to-fonds spé­cu­la­tif ARK36, « croit fer­me­ment que la ten­dance haus­sière glo­bale des cryp­to-mar­chés se pour­sui­vra en 2022 ».

Le diri­geant indique que les ins­ti­tu­tions ont com­men­cé cette année à « pri­vi­lé­gier les actifs numé­riques vis-à-vis de l’or en tant qu’ac­tifs de réserve ». Il estime que « l’a­dop­tion sou­te­nue des actifs numé­riques par les inves­tis­seurs ins­ti­tu­tion­nels et leur inté­gra­tion plus pous­sée dans les sys­tèmes finan­ciers actuels consti­tue­ront les prin­ci­paux moteurs de la crois­sance de la cryp­to-sphère au cours de l’an­née prochaine ».

« Par ailleurs, dans la mesure où les actifs numé­riques ont constam­ment sur­per­for­mé les classes d’ac­tifs tra­di­tion­nelles, nous pré­voyons que les inves­tis­seurs appré­hen­de­ront une allo­ca­tion aux cryp­to­mon­naies comme un élé­ment de leur stra­té­gie de ges­tion des risques  – compte tenu notam­ment de l’en­vi­ron­ne­ment éco­no­mique de plus en plus infla­tion­niste et de la baisse des ren­de­ments des obligations ».

Selon Jean-Marc Bon­ne­fous, res­pon­sable de la ges­tion des actifs chez Tel­lu­rian ExoAl­pha, « la ten­dance semble favo­ri­ser les blo­ck­chains qui se concentrent sur la per­for­mance, le déve­lop­pe­ment de “dApps” et qui sont un peu plus centralisées. »

Le diri­geant juge qu’il s’a­git d’un chan­ge­ment signi­fi­ca­tif par rap­port aux ten­dances pré­cé­dentes, qui s’in­té­res­saient plus aux pro­jets « axés sur la sécu­ri­té, la réserve de valeur et qui sont plus cen­tra­li­sés, comme le Bit­coin ou même l’Ether ».

« Le mar­ché semble fon­da­men­ta­le­ment favo­ri­ser l’a­gi­li­té et la ren­ta­bi­li­té des entre­prises plu­tôt que la “pure­té » de la tech­no­lo­gie blo­ck­chain. Il s’a­git d’un chan­ge­ment consi­dé­rable par rap­port aux années pré­cé­dentes […], qui devrait se pour­suivre l’an­née prochaine ».

Cet article ne consti­tue pas une recom­man­da­tion d’investissement. Nous ne sau­rons être tenus res­pon­sables de toute perte en capi­tal, en lien avec sa lecture.
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