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Un autre lauréat du prix Nobel d’économie s’en prend au Bitcoin

Un autre lau­réat du prix Nobel n’est pas tendre avec le Bit­coin et les cryp­to-mon­naies. Il estime que celles-ci consti­tuent des mar­chés irra­tion­nels, simi­laires à ceux qui sont appa­rus au cours des grandes bulles spé­cu­la­tives qui ont mar­qué l’histoire.

Richard Tha­ler, un pro­fes­seur de l’u­ni­ver­si­té de Chi­ca­go qui s’est vu remettre l’an­née der­nière le prix Nobel d’é­co­no­mie, a évo­qué les mon­naies numé­riques dans une décla­ra­tion écrite adres­sée au média por­tu­gais ECO :

« Je peux consta­ter la pré­sence d’une bulle dans les mar­chés de la dette, avec des taux d’in­té­rêt proches de zéro – et par­fois même néga­tifs […]. Mais le mar­ché qui me frappe le plus, c’est celui du Bit­coin et de ses “petites sœurs” ».

L’é­co­no­miste a cité la socié­té Long Island Iced Tea, qui a récem­ment chan­gé son nom en Long Blo­ck­chain – ce qui lui a per­mis de voir le cours de son action aug­men­ter de plus de 200%. Il a éga­le­ment évo­qué la forte vola­ti­li­té des cryp­to-mon­naies, en les assi­mi­lant à des « évé­ne­ments extrêmes » – des évé­ne­ments que l’on ne peut pas obser­ver dans des mar­chés « nor­maux ».

Un marché irrationnel

Même s’il n’a pas indi­qué quand cette « bulle » allait écla­ter, ce théo­ri­cien de la finance com­por­te­men­tale a décla­ré qu’il exis­tait « des preuves his­to­riques de ce qui peut se pro­duire lorsque l’irrationalité des mar­chés amène des situa­tions finan­cières “anor­males” « .

Il évoque ain­si cer­taines bulles spé­cu­la­tives qui ont mar­qué l’his­toire de la finance, telles que le crash bour­sier de 1987, la bulle inter­net des années 1990–2000, ou la bulle immo­bi­lière de 2004.

M. Tha­ler n’est pas le seul lau­réat du prix Nobel d’é­co­no­mie a s’en prendre aux mar­chés des mon­naies numé­riques. Il y a quelques jours, Robert Shil­ler, sou­vent pré­sen­té comme un « spé­cia­liste des bulles finan­cières », s’é­tait éga­le­ment inter­ro­gé sur la valo­ri­sa­tion du Bitcoin.

Il avait indi­qué qu’il « pour­rait com­plè­te­ment s’ef­fon­drer et tom­ber dans l’ou­bli », même si ceci pour­rait prendre une cen­taine d’an­nées. Il l’a­vait assi­mi­lé à la tuli­po­ma­nie du 17ème siècle, qui avait sus­ci­té l’aug­men­ta­tion déme­su­rée puis l’ef­fon­dre­ment des cours des bulbes de tulipes aux Pays-Bas.

Réfé­rences : Cryp­to­vest, ECO

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