La Fondation Tezos a annoncé ce week-end dans un article de blog que son « betanet » – la version beta de son réseau – était désormais en ligne.
Tezos est une plateforme de « smart contracts » qui était parvenue en juillet 2017 à récolter 232 millions de dollars dans le cadre de son Initial Coin Offering (ICO), devenant à l’époque la plus grande vente de tokens jamais réalisée. Le projet compte proposer, entre autres, un système de gouvernance « on-chain », ainsi qu’un système d’audit des smart contracts qui y seront déployés.
Ce lancement intervient après un an de développement actif, la réception de plusieurs recours collectifs ainsi que de multiples retards.
« L’avenir de Tezos repose entre les mains de sa communauté. Cet instant marque un point de départ pour le projet, et nous sommes ravis de soutenir les développeurs communautaires, les scientifiques, les validateurs (« bakers ») ainsi que les enthousiastes des quatre coins du monde qui contribueront au succès de ce réseau novateur et décentralisé », peut-on lire dans cet article.
Voici ce qu’a déclaré Ryan Jesperson, le président de la Fondation Tezos, au site CCN :
« Des mises hors ligne non prévues à l’avance et/ou des hard forks pourront survenir au fur et à mesure que des mises à niveau seront mises en œuvre. Il est prévu que toutes les transactions qui ont lieu sur le betanet se poursuivent sur le mainnet, qui sera lancé seulement lorsque le betanet nous semblera suffisamment mature », a‑t-il précisé.
La Fondation a également annoncé qu’elle sponsoriserait HackerOne, une société californienne spécialisée dans la cybersécurité, pour gérer son programme de « bug bounty ». Elle a également mandaté un audit de sécurité indépendant et une révision du code de son réseau auprès de Least Authority et de chercheurs en sécurité de l’Inria.
Un modèle de gouvernance « on-chain »
Dans un e‑mail adressé aux investisseurs, la Fondation Tezos avait indiqué avoir renoncé au droit de veto initialement prévu – un droit qui lui aurait permis, pendant une durée d’un an, de bloquer certaines décisions.
« L’adoption d’amendements au protocole constitue l’un des principaux aspects de Tezos et aucune entité ne devrait avoir le pouvoir de modifier les décisions prises par les membres de la communauté. L’option d’un veto temporaire avait été considérée uniquement comme une mesure de sécurité, mais la Fondation s’est engagée vers la décentralisation dès le premier jour. Nous pensons que notre décision reflète cette priorité », a déclaré M. Jesperson.
« Baking » et portefeuilles
La monnaie XTZ suit un modèle inflationniste : l’offre disponible augmente tous les ans de 5,5% afin de récompenser les bakers.
En juin dernier, la Fondation Tezos avait décidé d’accorder une subvention à la société new-yorkaise Cryptonomic, chargée de développer un portefeuille XTZ open-source. Dans le même temps, d’autres projets similaires – comme le « Tezbox » – sont en cours de développement.
Interrogé sur l’avenir de la Fondation, M. Jesperson a déclaré que celle-ci allait se focaliser sur l’accompagnement des acteurs qui participent aux évolutions du réseau :
« Le rôle de la Fondation consiste à déployer des ressources qui soutiennent l’avancement du protocole Tezos. Après le lancement, la Fondation a l’intention de se concentrer principalement sur l’octroi de subventions – apportant ainsi un soutien aux membres de la communauté tels que les établissements d’enseignement et de recherche, les développeurs open-source, les organisations à but non lucratif et les entreprises du monde entier qui développent des technologies et des applications liées à Tezos ainsi que d’autres projets open-source ».
Pour le moment, seuls des contrats à terme (« futures ») sur le Tezos – qui pourront prochainement être échangés contre des XTZs – peuvent être achetés par les internautes. Ils ne sont proposés que sur deux plateformes : HitBTC et Gate.io.
Références : CCN, CoinMarketCap, Fondation Tezos