Selon Bloomberg, le Federal Bureau of Investigation (FBI) mène actuellement 130 enquêtes faisant intervenir des actifs numériques.
Il a noté que l’agence avait constaté une augmentation des paiements en monnaie numérique, ce qui favoriserait la conduite d’activités illégales et les extorsions d’argent, en particulier au niveau de la frontière entre les États-Unis et le Mexique.
Lors de cette conférence, M. Armstrong a fait remarquer que, du fait de la nature transparente de la technologie blockchain, il était possible de suivre facilement la trace des monnaies numériques. Il a cependant noté que les caractéristiques anonymes de certaines crypto-monnaies pouvaient constituer un obstacle majeur aux enquêtes menées par le FBI.
Actifs numériques et criminalité
Les auteurs de ce projet de loi ont rappelé que la Drug Enforcement Administration avait indiqué dans son rapport national d’évaluation des drogues de 2017 que ces transactions étaient en partie menées sur des marchés virtuels illicites, alimentés grâce à des crypto-monnaies.
Dans le même temps, certains observateurs jugent que l’utilisation des monnaies numériques à des fins criminelles, comme le financement du terrorisme, serait surévaluée – en particulier pour des achats portant sur une grande quantité d’armes.
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Le FBI réclame plus de moyens pour lutter contre la cybercriminalité
Dans sa demande de budget pour 2018, le FBI a réclamé 21 millions de dollars et 80 nouveaux employés supplémentaires afin de mener des recherches sur de nouvelles technologies susceptibles de l’aider à mieux lutter contre la cybercriminalité. L’an dernier, certains agents avaient exprimé des inquiétudes au sujet des coins anonymes comme le Monero (XMR), estimant que leur technologie était susceptible d’entraver certaines enquêtes criminelles en cours.
L’agence gouvernementale compte également sur le travail de startups pour obtenir des informations sur certaines crypto-transactions, et leurs liens potentiels avec certains crimes. Des entités comme la Blockchain Alliance aident ainsi les autorités à tracer les transactions de devises numériques afin de lier certains portefeuilles à des activités criminelles. Elles s’efforcent ensuite de les relier à des individus, en s’intéressant aux flux monétaires qui feraient intervenir des comptes bancaires traditionnels.
Références : CCN, CoinDesk, Bloomberg