Le célèbre lanceur d’alerte estime que le Bitcoin fait preuve d’une grande résilience, alors qu’il fait face à une « campagne mondiale coordonnée » visant à le saper.
Dans un tweet publié dimanche, le lanceur d’alerte Edward Snowden a évoqué la première cryptomonnaie :
« Parfois je repense à cela [le tweet cité, datant de mars 2020], et je me demande combien de personnes ont alors acheté du Bitcoin.
Depuis, son cours à été multiplié par 10, et ce malgré une campagne mondiale cordonnée visant à saper la compréhension et le soutien du public pour la cryptomonnaie.
La Chine l’a même interdit, mais cela a rendu le Bitcoin plus fort ».
Le 13 mars 2020, alors que le BTC s’échangeait à un peu plus de 5 500 dollars (contre plus de 9 000 dollars la semaine précédente), il avait effectivement appelé ses abonnés à s’en procurer.
L’informaticien, un ancien employé de la National Security Agency ayant révélé l’existence de plusieurs programmes de surveillance de masse, estime que le dernier tour de vis imposé par Pékin a rendu le Bitcoin « plus fort ».
Le 24 septembre dernier, la Chine avait décidé d’interdire l’ensemble des crypto-transactions dans le pays, provoquant la chute des actifs numériques.
- À lire également : La Chine a déjà « interdit » les crypto-monnaies à 11 reprises : le Bitcoin s’en est toujours remis
La détention de BTC un jour interdite ?
Malgré tout, Edward Snowden s’inquiète d’une potentielle offensive des États-Unis contre le BTC.
En réponse à un internaute lui expliquant que les gouvernements « reportent l’inévitable », il a laissé penser que le gouvernement américain pourrait un jour interdire le Bitcoin, comme il l’avait fait dans le passé avec l’or :
« Peut-être, mais n’oubliez jamais ce qu’ils ont fait avec l’or au cours du dernier siècle. Ce n’est pas fini avant la fin ».
En effet, en 1933, le président Franklin Roosevelt avait décidé d’interdire la détention d’or par les citoyens. Cette mesure n’avait été abrogée qu’en 1974 par Gerald Ford.
En France, il était devenu interdit en octobre 1936 d’échanger de l’or et d’en détenir plus de 200 grammes – une interdiction à laquelle avait renoncé le gouvernement seulement 5 mois plus tard.