Une campagne publicitaire assurant la promotion du Floki inu (FLOKI) a suscité la colère de certains politiques locaux. Ils demandent l’interdiction des publicités pour des produits financiers non régulés dans les transports londoniens.
Dans des propos rapportés par The Observer, elle déclare que ces affiches « auraient dû déclencher un signal d’alarme », et « qu’une personne du “Transport for London” [l’organisme public chargé des transports en commun] aurait dû l’examiner avant de l’autoriser ».
Siân Berry, qui s’était présentée aux élections municipales de 2021 à Londres et qui était la cheffe de son parti jusqu’à fin octobre, reproche au Transport for London d’avoir accepté trois différentes crypto-publicités au cours des dernières semaines.
« Tout comme les publicités pour les jeux d’argent, que le maire a finalement accepté d’interdire, il est hors de question que nos services publics soient utilisés pour faire la publicité de systèmes non réglementés et risqués pour les Londoniens », a tweeté dimanche la conseillère municipale.
« J’ai demandé une interdiction dès juillet, et je continue à faire pression ».
Chris Reader, responsables des médias commerciaux pour le Transport for London, estime pourtant prendre très au sérieux la protection des épargnants. Il explique que son organisme a demandé à ses partenaires « de lui soumettre toutes les publicités portant sur des cryptomonnaies afin qu’elles soient examinées avant d’être acceptées ».
« Lorsque nous examinons des marques de cryptomonnaies qui souhaitent faire leur promotion [dans les transports], nous nous assurons que leurs campagnes contiennent suffisamment d’informations pour être conformes à notre politique et aux règles de l’Advertising Standards Authority », a‑t-il ajouté.
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Floki Inu : un « meme coin » qui flambe fin octobre
Le « meme coin » Flok Inu avait été lancé en juillet dernier. Son nom s’inspire de celui du Shiba Inu d’Elon Musk, prénommé Floki.
Le token intègre une taxe de 3% sur l’ensemble des achats et des ventes – une taxe qui atterrit dans la trésorerie de FLOKI. Celle-ci est utilisée « pour développer le projet FLOKI, mettre en place des partenariats […] et faire connaître le FLOKI ».
Le token a enregistré une hausse importante à la fin du mois d’octobre, avec un cours multiplié par 5 en l’espace de quelques jours :
Lors de la rédaction de cet article, il revendiquait une Market Cap de plus de 2,1 milliards de dollars – contre respectivement 34,7 et 28,9 milliards de dollars pour le Dogecoin et le Shiba Inu.
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« Pourquoi vouloir faire interdire quelque chose que vous ne comprenez pas ? »
Le régulateur pourrait prochainement passer à l’action. En mai, il avait interdit une affiche publicitaire faisant la promotion de la plateforme Luno. Il lui reprochait de « ne pas avoir montré les risques de l’investissement dans le Bitcoin » et d’avoir « tiré profit du manque d’expérience des épargnants, en laissant entendre que l’investissement [dans cet actif] était simple ».
S’il décidait de sévir vis-à-vis du FLOKI, il s’attirerait s’en doute les foudres de nombreux internautes. On peut déjà voir que les déclarations récentes de Siân Berry ont suscité de nombreuses critiques sur Twitter :
« Pensez-vous qu’il soit judicieux de vouloir faire interdire quelque chose que vous ne comprenez pas ? », a reproché de son côté « Sabre », directeur marketing de Floki Inu.
Il indiquait que, grâce à l’effet Streisand, les déclarations publiques de la politicienne pourraient avoir un effet inverse à celui recherché, en augmentant la popularité du FLOKI.
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