À travers la mise à jour EIP-1559, ce « hard fork » a mis en place un processus de destruction d’une partie des frais de transaction versés par les utilisateurs.
L’offre d’Ethers continue de se contracter. Selon les données relayées récemment par IntoTheBlock, déjà 1,15 million d’ETHs ont été détruits depuis le 5 août, date de l’implémentation du « hard fork » London.
Celui-ci a permis de mettre en place la mise à jour EIP-1559, qui consiste à détruire une partie des Ethers versés aux mineurs au titre des frais de transaction :
Désormais, les frais payés par les utilisateurs se divisent en deux composantes : la « base fee », pour qu’une transaction puisse être incluse dans un bloc, et le « miner tip », qui est un « pourboire » optionnel destiné à encourager les mineurs à traiter cette transaction en priorité.
Grâce à la destruction de l’ensemble des « base fees », déjà 1,15 million d’Ethers ont été « brûlés » :
« 11 500 Ethers sont détruits en moyenne chaque jour », indique IntoTheBlock.
Ces 1,15 million d’ETHs correspondent à près de 1% de l’offre d’Ethers en circulation, qui s’élève actuellement à un peu plus de 118,6 millions.
Lors de la rédaction de cet article, l’Ether s’échangeait à 4 180 dollars, en baisse de 2,47% sur les 24 dernières heures.
L’actif numérique avait enregistré une hausse de plus de 47% depuis l’arrivée du « hard fork » London. Depuis le début de l’année, le cours de l’Ether avait été multiplié par plus de 5,7.
L’Ether était malgré tout toujours en repli de près de 15% depuis son record historique du 10 novembre dernier, à 4 859 dollars.
L’actif avait également flambé cette année face au Bitcoin, avec un cours ETH/BTC multiplié par 3,4 depuis le 1er janvier 2021 :
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L’Ether, une meilleure réserve de valeur que le Bitcoin ?
Il y a quelques jours, des chercheurs australiens avaient publié une étude dans laquelle ils expliquaient que la mise à jour EIP-1559 devrait, selon eux, faire de l’Ether une meilleure réserve de valeur que le Bitcoin. Ils indiquaient que le réseau Ethereum était devenu moins inflationniste (0,98% d’inflation annuelle) que celui de Satoshi Nakamoto (1,99%).
Ils estimaient que la contraction de l’offre sur Ethereum, couplée à une demande croissante pour son écosystème d’applications décentralisées, serait susceptible de provoquer une flambée de l’ETH au cours des prochaines années.
En septembre, le trader « Croissant » avait publié un fil sur Twitter prédisant un « choc d’offre exceptionnel » à venir pour l’Ether, qui déboucherait sur une flambée de son cours :
Au-delà des bénéfices de l’EIP-1559, l’analyste avait évoqué la mise à jour Ethereum 2.0. Celle-ci permettra au réseau de passer à un protocole de validation par preuve d’enjeu, impliquant des « stakers ».
Ces derniers peuvent d’ores et déjà placer des ETHs sur le contrat Ethereum 2.0 pour percevoir des intérêts. Lors de la rédaction de cet article, déjà plus de 8,5 millions d’Ethers (35,5 milliards de dollars) avaient été versés sur ce contrat.
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