Après avoir mis la main sur 100 BTCs vendredi, le Salvador détient désormais un total de 1 220 BTCs, soit environ 67 millions de dollars.
Nayib Bukele a une nouvelle fois décidé de « buy the dip ». Le président du Salvador a choisi cette semaine de débourser environ 5 millions de dollars pour s’offrir 100 BTCs supplémentaires.
Dans un tweet publié vendredi, le dirigeant a révélé que son pays avait acheté 100 BTCs, profitant de la chute des cours suscitée par la découverte d’un nouveau variant de Covid-19 en Afrique du Sud.
Le pays a pourtant été averti il y a quelques jours par le Fonds Monétaire International sur les risques financiers liés à l’adoption de l’actif numérique comme monnaie officielle.
« Du fait de la forte volatilité du Bitcoin, son utilisation comme monnaie officielle pose de nombreux risques pour la protection des épargnants, l’intégrité financière et la stabilité financière », a prévenu l’institution dans un communiqué.
« Les services du FMI recommandent de réduire la portée de la “Bitcoin Law” et de renforcer la réglementation et la surveillance autour de ce nouvel écosystème de paiement ».
Après le krach de vendredi, le Bitcoin se stabilise
Vendredi, le Bitcoin avait lourdement chuté, perdant plus de 3 000 dollars en l’espace de quelques minutes.
Lors de la rédaction de cet article, l’actif numérique s’était stabilisé. Le BTC s’échangeait à 54 893 dollars, en baisse de 0,02% sur les 24 dernières heures.
Salvador : 1 120 BTCs achetés en moins de 3 mois
Depuis, le dirigeant a publié un tweet à chaque fois que le gouvernement s’est offert des Bitcoins supplémentaires. Avec les 100 nouveaux coins obtenus cette semaine, le Salvador détient désormais un total de 1 120 BTCs, soit environ 66 millions de dollars au cours actuels.
Depuis l’annonce en juin de la préparation d’une loi visant à faire du Bitcoin la monnaie officielle du pays, aux côtés du dollar américain, Nayib Bukele a mis en place de nombreuses initiatives autour de l’adoption du BTC et du minage. Le gouvernement a ainsi développé son propre wallet, le Chivo, tandis que le président a récemment révélé qu’il souhaiterait ériger une « Bitcoin City » au pied d’un volcan. Sa construction sera en partie financée par l’émission d’un milliard de dollars « d’obligations Bitcoin ».
Mais pas de quoi satisfaire de nombreux Salvadoriens, farouchement opposés à l’adoption de la première cryptomonnaie. En septembre, certains des manifestants qui défilaient dans les rues de la capitale avaient détruit un distributeur Chivo et avaient apposé de nombreux signes anti-Bitcoin. Le Bloc de Résistance et de Rébellion Populaire du pays, rejoint par un groupe de retraités, de travailleurs et d’anciens combattants, avaient quelques jours auparavant organisé une série de manifestations contre la « Loi Bitcoin ».