Dans un fil publié cette semaine sur Twitter, l’analyste @croissantEth a évoqué la contraction de l’offre d’Ether, qui devrait s’intensifier en 2022 avec le lancement d’Ethereum 2.0. Il juge qu’environ 74,27% des Ethers sont « HODLed » et ne devraient pas, dans l’immédiat, être revendus.
Pour le trader, les protocoles de « seconde couche » disposés autour de la blockchain lui permettront « d’accueillir plusieurs millions [de nouveaux] utilisateurs ».
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L’expert « Croissant » reste haussier sur Ethereum pour 2022. Dans une série de tweets publiée ce mardi 30 novembre, l’analyste est revenu sur les récents évènements autour de l’Ether (ETH), l’actif natif du réseau blockchain.
« L’Ether est sur le point de devenir l’un des actifs les plus productifs au monde.
Vous ne me croyez pas ? Jetez un œil à ce fil… »
« Croissant » a, dans un premier temps, retracé la genèse de l’Ether en évoquant son Initial Coin Offering (levée de fonds en cryptomonnaies) :
« La blockchain Ethereum avait lancée en 2015, proposant 72 millions d’Ethers à plus de 10 000 adresses Bitcoin ayant participé à son ICO.
Aujourd’hui, plus de 118 millions d’Ethers issus de récompenses de blocs sont répartis à travers 135 734 686 adresses ».
« Au sujet des participants à l’ICO [d’Ethereum] :
- 81% de ces portefeuilles ne détiennent plus que 1% ou moins de leur solde initial
- 9,5% ont un solde inchangé (accès perdu ?)
- Seuls 64 portefeuilles ont depuis augmenté leurs soldes d’ETH
Mais alors, où se trouvent désormais tous ces tokens ? »
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Avenir d’Ethereum : une raréfaction de l’offre d’Ethers
@CroissantEth s’est intéressé à la raréfaction de l’offre d’Ethers sur les marchés, favorisée par le placement d’ETHs sur des « smart contracts » – en particulier ceux de protocoles de finance décentralisée.
« Une grande partie des ETHs sont placés dans des “smart contracts” sur le réseau.
Pour être exact, cela correspond à 26,86% de l’offre d’ETHs.
Il s’agit d’environ 31 825 848 ETHs, soit 143 milliards de dollars.
C’est significatif, non seulement par le volume, mais également par la manière dont ces actifs sont utilisés… »
« On retrouve sur Ethereum des applications décentralisées qui soutiennent des économies virtuelles puissantes, des “stablecoins” et bien d’autres choses.
Sur ces 26,86% placés dans des “smart contracts”, 77% sont bloqués dans des protocoles de finance décentralisée (DeFi).
Cela correspond à un montant considérable de 24,5 millions d’Ethers, soit 20,67% de l’offre totale ».
L’expert a également évoqué la diminution des stocks des plateformes d’échange – signe que les investisseurs sont de plus en plus nombreux à placer leurs ETHs dans des « cold wallets », sans intention de les vendre à court terme.
« Toujours pas impressionné ? Intéressons-nous aux plateformes d’échange.
L’offre d’ETHs sur les bourses d’échange atteint des niveaux proches de leurs plus bas depuis 3 ans, une tendance qui avait démarré à la fin de l’année 2020.
Selon Glassnode, les soldes des plateformes d’échange ont récemment atteint un plus bas à seulement 14 246 767 ETHs… ».
« Il s’agit d’environ 12% de l’offre totale d’Ethers, alors que cette proportion s’élevait à 17,3% au début de l’année.
De faibles soldes sur les plateformes montrent que les investisseurs ne prévoient pas de vendre, favorisant l’illiquidité et la volatilité.
Intéressons-nous maintenant au “staking” ».
« Croissant » s’est ainsi intéressé au contrat Ethereum 2.0. Celui-ci permet aux investisseurs de placer des Ethers afin d’obtenir des rendements. Ces actifs ne pourront être retirés avant le passage complet vers Ethereum 2.0, prévu pour 2022.
« Le contrat de dépôt ETH 2.0 a déjà amassé 8 394 818 ETHs, plusieurs mois avant le lancement [d’Ethereum 2.0].
Il s’agit de 7,08% de l’offre d’Ethers. Ce chiffre devrait par ailleurs croître de manière significative, alors que les rendements augmenteront suite au “merge” [le passage à Ethereum 2.0], avec des frais de transaction versés aux validateurs ».
Au total, ce sont 45,94% des Ethers disponibles qui sont « placés dans des “smart contracts”, dans la DeFi, sur les plateformes d’échange ou “stakés » :
L’expert a également évoqué l’inertie des mouvements d’Ethers :
« Saviez-vous que plus de 50% de l’offre d’ETHs n’avait pas bougé en l’espace de plus d’un an ?
Plus nous regardons loin, plus ce nombre devient petit.
Seulement 20% de l’offre a été active depuis octobre 2017 ».
Pour @CroissantEth, l’offre d’Ethers en circulation est plus faible que les chiffres publics, du fait de la mise en place depuis août du mécanisme EIP-1559.
Celui-ci provoque la destruction d’une partie des frais de transaction en les envoyant vers une adresse « fantôme » :
« Il est juste de dire que la véritable offre d’Ethers en circulation est bien plus faible que ce que l’on peut penser.
Cela sera de plus en plus vrai, alors qu’un montant considérable de 1 016 743 Ethers a déjà été “brûlé” via EIP-1559, en seulement 3 mois.
Ainsi, près de 1% de l’offre totale a été détruite ».
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Réseaux de « seconde couche », Bitcoin et NFTs
L’analyste s’est ensuite penché sur les réseaux « de seconde couche », qui permettent d’effectuer des transactions sur Ethereum en profitant de frais attractifs.
« Que penser des réseaux de “seconde couche” ?
On y retrouve également un certain montant d’Ether. En fait, pas moins de 5 807 590 ETHs sont “bridgés” sur ces réseaux de “seconde couche”…
Il s’agit d’environ 4,9% de l’offre totale d’Ethers.
Alors que ces solutions continuent de se développer, on peut s’attendre à ce que ce montant augmente de façon exponentielle ».
Il a mentionné l’utilisation du BTC sur le réseau Ethereum, à travers les « Wrapped Bitcoins » :
« Intéressons-nous aux personnes qui utilisent le Bitcoin sur Ethereum.
Les détenteurs de Bitcoin ’emballent” leurs coins sur Ethereum à un rythme rapide, afin de pouvoir prendre part à la DeFi.
Lors de la rédaction de ce tweet, il y avait 312 566 Bitcoins sur Ethereum. Cela correspond à pas moins de 1,4% de l’offre totale de Bitcoin ».
@CroissantEth a ensuite évoqué le secteur des tokens non fongibles (NFTs), qui s’appuie principalement sur Ethereum :
« Et je n’ai même pas encore mentionné les NFTs, qui battent chaque jour de nouveaux records.
Si nous nous intéressons uniquement au “floor price” [le prix minimum d’une collection] des Bored Apes, des parcelles de terrain dans The Sandbox et des CryptoPunks, nous atteignons une valorisation totale de 6,38 milliards de dollars (avec les “floor prices” actuels).
Cela correspond environ à 1 409 944 ETHs, soit 1,18% de l’ensemble des Ethers ».
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L’Ether, un « actif productif »
L’univers des applications décentralisées (dApps) a également été mentionné par « Croissant » :
« Quand vous commencez à prendre en compte le fait qu’il existe 13 636 dApps et plus de 300 000 tokens ERC-20 [plus d’informations] déployés sur le réseau, vous commencez à comprendre ce que je veux dire par “actif productif ».
L’expert a ensuite récapitulé son fil, expliquant que plus de 74% de l’offre serait, selon lui, « HODLed » – c’est-à-dire conservée à moyen ou long terme par les investisseurs :
« Nous avons donc :
“Smart contracts” – 26.86%
Soldes des plateformes d’échange – 6.8% d’offre en moins
“Staking” – 7.08%
Adresses inactives (Ethers perdus) – ~20%
EIP-1559 – 4% (par an)
Réseaux de “seconde couche” – 4.9%
BTC sur Ethereum – 3.45%
NFTs – 1.18%Ainsi, nous pouvons penser qu’environ 74,27% de l’offre est “HODLed”. Il s’agit probablement d’une sous-estimation ».
« Mon objectif avec ces chiffres n’est pas de vous inciter à acheter de l’ETH, mais seulement de mettre en avant les lois simples de l’offre et de la demande qui sont en jeu.
Le “blockspace” sur Ethereum est très demandé, et de nouveaux utilisateurs rejoignent chaque jour le réseau.
Les réseaux de seconde couche aideront à amener plusieurs millions [de nouveaux] utilisateurs grâce à leurs faibles frais ».
« Nous sommes en train de passer rapidement de l’état d’esprit “j’achète de l’ETH parce que son prix augmente” à l’état d’esprit “j’achète de l’ETH pour faire des choses” ».
En septembre, @CroissantEth avait publié un autre fil au sujet du réseau de Vitalik Buterin. L’analyste avait alors prédit un « choc d’offre exceptionnel pour l’ETH », provoqué par le « staking » sur le contrat Ethereum 2.0 et la mise à jour EIP-1559 :
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