Fasciné par la croissance enregistrée par la crypto-sphère, le sénateur Rand Paul s’est récemment demandé si les actifs numériques décentralisés pourraient un jour faire office de monnaie de réserve mondiale.
« J’ai commencé à me demander si les cryptomonnaies pourraient un jour devenir la monnaie de réserve du monde, alors qu’un nombre croissant de personnes ont perdu confiance dans leur gouvernement ».
Ce n’est pas la première fois que le sénateur du Kentucky évoque son attrait pour les cryptomonnaies. En 2015, il avait notamment déclaré qu’il accepterait les dons en Bitcoin pour financer sa campagne présidentielle.
Connu pour ses positions libertariennes, Rand Paul estime qu’il conviendrait de limiter le pouvoir du gouvernement américain. Il juge par ailleurs que les monnaies nationales « ne sont pas fiables » :
« Les monnaies émises par des gouvernements ne sont pas fiables. Il s’agit de monnaies fiduciaires, qui ne sont garanties par rien », a‑t-il indiqué dans ses dernières déclarations.
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D’autres politiciens croient en l’avenir des cryptomonnaies
Mais cette décision a été émaillée de nombreuses controverses. Le projet du président Nayib Bukele a notamment dû faire face à plusieurs manifestations, à des sondages montrant une nette désapprobation de la population, aux critiques de certaines institutions financières comme le FMI ou encore à des problèmes techniques.
En septembre, un sondage mené par le média Newsweek avait révélé que seul un tiers des votants américains résidant dans un « swing state » (un État susceptible de basculer du côté républicain ou démocrate) se prononçaient en faveur de l’adoption des cryptomonnaies comme moyen de paiement.
Rand Paul n’est pas le seul sénateur à être enthousiaste vis-à-vis du secteur des cryptomonnaies. Ted Cruz s’est exprimé il y a quelques jours dans le cadre du « Texas Blockchain Summit », déclarant que les ressources énergétiques abondantes de son État représentaient une opportunité pour le Bitcoin.
Mais d’autres membres du personnel politique américain ne voient pas la crypto-sphère d’un très bon œil. C’est notamment le cas de la sénatrice Elizabeth Warren, qui a déclaré début septembre que les cryptomonnaies représentaient « la nouvelle finance de l’ombre ».
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