Crypto-monnaies

La crypto-monnaie « Eco » : le nouveau projet du cofondateur d’Uber

Garett Camp

Le cofon­da­teur du géant Uber n’est pas encore ras­sa­sié. Après avoir « dis­rup­té » le sec­teur du trans­port de per­sonnes, il compte désor­mais s’at­ta­quer à l’u­ni­vers des paie­ments, en créant une nou­velle cryp­to-mon­naie bap­ti­sée « Eco ».


L’en­tre­pre­neur, à la tête d’une for­tune esti­mée à 4,8 mil­liards de dol­lars, sou­haite ain­si offrir une alter­na­tive au Bit­coin et aux mon­naies fidu­ciaires pour per­mettre d’ef­fec­tuer faci­le­ment des paie­ments à tra­vers le monde.

Voi­ci ce qu’il a décla­ré cette semaine au site For­tune :

« J’ai réa­li­sé que je ferais mieux de lan­cer un nou­veau pro­jet en par­tant d’une autre phi­lo­so­phie, en nouant des par­te­na­riats avec des uni­ver­si­tés, des scien­ti­fiques ain­si que des ins­ti­tuts de recherche – comme ce qu’a fait l’internet ».

M. Camp a expli­qué qu’il avait opté pour le nom « Eco » car il s’a­git d’un nom court, simple à pro­non­cer dans de nom­breuses langues, et qu’il évo­quait dif­fé­rents termes comme « éco­sys­tème », « éco­no­mie » ou encore « ecommerce ».

Eco veut s’imposer en tant qu’alternative au Bitcoin

Le logo de la monnaie EcoLa Fon­da­tion Eco, une orga­ni­sa­tion à but non lucra­tif, sou­haite que son actif numé­rique puisse consti­tuer « une mon­naie inter­na­tio­nale plus simple, plus sécu­ri­sée et plus rapide que ne l’est le recours à de l’argent liquide ».

Dans son White Paper, elle s’en prend au Bit­coin, qu’elle pré­sente comme un « inves­tis­se­ment spé­cu­la­tif » plu­tôt que comme « un moyen d’é­change » – un rôle que compte bien endos­ser ce nou­vel actif numérique.

Voi­ci les trois élé­ments qui consti­tuent, selon M. Camp et ses équipes, les prin­ci­pales limites du BTC :

  1. Quelques déten­teurs se par­tagent une part impor­tante des coins disponibles
  2. Un pro­ces­sus de minage gour­mand en énergie
  3. Un actif qui peut être per­çu comme étant lié à des acti­vi­tés frauduleuses

Et voi­ci les prin­ci­pales mis­sions que compte pour­suivre Eco :

  • « for­mer un réseau véri­fié, au sein duquel les noeuds seront gérés par des uni­ver­si­tés » (plu­tôt que s’ap­puyer sur les mineurs qui prennent l’i­ni­tia­tive, comme dans le cas du Bit­coin, de par­ti­ci­per au réseau)
  • « mettre en place un sys­tème per­met­tant de géné­rer des tokens de manière coor­don­née et moins gour­mande en éner­gie »
  • « Accroître […] l’offre totale de tokens » de manière progressive
  • « Offrir des appli­ca­tions web et mobile simples à uti­li­ser »

1000 milliards d’Ecos seront proposés

Au même titre que pour le Bit­coin, l’offre d’E­cos sera limi­tée. Mais alors que, d’i­ci à l’an­née 2140, 21 mil­lions de BTCs auront été émis, Eco fixe le seuil à 1000 mil­liards de coins, afin de per­mettre à « des mil­liards d’u­ti­li­sa­teurs de pos­sé­der des cen­taines de tokens ECO plu­tôt qu’une toute petite frac­tion d’un token plus rare ». La socié­té explique ain­si dans son White Paper qu’il est bien plus simple de régler 1,25 ECOs pour un objet que de devoir envoyer 0.000000125 BTC.

La Fon­da­tion Eco compte par ailleurs offrir gra­tui­te­ment 50% de l’offre de tokens aux « ear­ly-adop­ters » de sa mon­naie.

Sur le site d’E­co (dont la ver­sion fran­çaise est déjà dis­po­nible), l’ac­tif est pré­sen­té comme étant « la mon­naie numé­rique pour tous » :

Monnaie numérique Eco

Notez qu’il est pos­sible d’ob­te­nir gra­tui­te­ment son pre­mier Eco en four­nis­sant ses coordonnées.

Pour assu­rer la sécu­ri­té de sa blo­ck­chain, Eco est actuel­le­ment en train de mettre en place un réseau mon­dial d’u­ni­ver­si­tés. Ses équipes estiment que ceci pour­rait l’ai­der à « déployer une infra­struc­ture coopé­ra­tive, dis­tri­buée de manière juste ».

Enfin, la star­tup, dont le pre­mier « test­net » devrait être lan­cé d’i­ci quelques mois, ne pré­voit pas de lever des fonds à tra­vers la mise en place d’une Ini­tial Coin Offe­ring.

De nombreuses réactions

Sur les réseaux sociaux, les réac­tions sem­blaient être majo­ri­tai­re­ment positives.

Cer­tains indi­quaient tou­te­fois que la concur­rence était rude, et qu’il fau­dra par­ve­nir à convaincre un nombre suf­fi­sant d’u­ti­li­sa­teurs pour béné­fi­cier d’un effet de réseau :


Quelques voix dis­so­nantes se sont éga­le­ment faites entendre, comme celle d’E­ric Die­pe­veen, qui regret­tait la manière dont seront dis­tri­bués ces tokens :

Le White Paper d’E­co ne pro­pose pour l’ins­tant que peu de détails concer­nant la tech­no­lo­gie sur laquelle compte s’ap­puyer cette nou­velle cryp­to-mon­naie. On devrait sans doute pou­voir en savoir davan­tage au cours des pro­chaines semaines.

Réfé­rences : CCN, For­tune, Eco.com

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