Aspect Légal Cybercriminalite

Royaume-Uni : la police saisit une clef USB contenant 9,5 millions de dollars d’Ethers

Police britannique

Des détec­tives bri­tan­niques ont sai­si l’é­qui­valent de 22,25 mil­lions de dol­lars auprès des opé­ra­teurs d’une escro­que­rie inter­na­tio­nale liée aux actifs numé­riques. Par­mi les objets sai­sis, ils ont pu mettre la main sur une clé USB conte­nant 9,5 mil­lions de dol­lars d’E­thers. La police tente à pré­sent de contac­ter les vic­times afin de pou­voir leur rendre leurs cryptomonnaies.

La police du Grand Man­ches­ter, au Royaume-Uni, a annon­cé cette semaine que son Eco­no­mic Crime Unit avait mis la main sur une clé USB conte­nant « des quan­ti­tés énormes d’E­thers, la deuxième plus grande cryp­to-mon­naie après le Bitcoin ».

La clé USB a été décou­verte après que la police a arrê­té un couple d’une ving­taine d’an­née pour des infrac­tions de fraude et de blan­chi­ment d’argent. Si les deux sus­pects ont depuis été relâ­chés, ils  font tou­jours l’ob­jet d’une enquête.

Les agents de police avaient reçu des ren­sei­gne­ments selon les­quels les per­sonnes à l’o­ri­gine de cette escro­que­rie se trou­vaient à Man­ches­ter. Ils sont par­ve­nus à les retrou­ver, récu­pé­rant au pas­sage une clé USB chif­frée conte­nant 9,5 mil­lions de dol­lars d’E­thers volés.

La police révèle avoir pu sai­sir 12,7 mil­lions de dol­lars de cryp­to­mon­naies sup­plé­men­taires quelques jours après. Elle était par­ve­nue à décou­vrir un « coffre-fort cryp­to­gra­phique », mais éga­le­ment « le code pour y accé­der ». Au total, 22,25 mil­lions de dol­lars d’ac­tifs numé­riques ont été confis­qués.

Les vic­times de cette escro­que­rie sont basées au Royaume-Uni, mais aus­si aux États-Unis, en Europe, en Chine, en Aus­tra­lie et à Hong Kong. Elles ont « dépo­sé de l’argent dans ce qu’elles pen­saient être un ser­vice d’é­pargne et d’é­change en ligne uti­li­sant la “Binance Smart Chain”. Cette tech­no­lo­gie réfé­rence et enre­gistre les tran­sac­tions effec­tuées en cryp­to­mon­naies, confir­mant leur mou­ve­ment et leur valeur », explique la police.

Retrouver les victimes

Après avoir reçu des sommes signi­fi­ca­tives en guise de dépôt, les escrocs ont fer­mé leur site inter­net et trans­fé­ré les fonds vers leurs propres comptes.

« Nous devons désor­mais par­ve­nir à rendre ces cryp­to­mon­naies à leurs pro­prié­taires légi­times. Nous igno­rons encore l’i­den­ti­té d’une par­tie d’entre eux, alors qu’ils sont dis­sé­mi­nés à tra­vers le globe », ajoute la police britannique.

L’ins­pec­teur en chef Joe Har­rop en a pro­fi­té pour appe­ler les épar­gnants à la plus grande vigi­lance :

« Nous appe­lons toute per­sonne impli­quée dans des cyp­to-pla­te­formes à faire preuve d’une extrême pru­dence. Elles doivent avoir conscience qu’il existe tou­jours des failles et des risques signi­fi­ca­tifs pour leurs placements ».

Ce n’est pas la pre­mière fois que la police bri­tan­nique met la main sur des actifs numé­riques. En juillet der­nier, la Metro­po­li­tan Police avait sai­si l’é­qui­valent de 180 mil­lions de livres en cryp­to­mon­naies, dans le cadre d’une enquête liée à du blan­chi­ment d’argent.

Réfé­rence : News.Bitcoin.com

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