Crypto-monnaies

L’université Yale aurait investi dans un crypto-fonds ayant levé 400 millions de dollars

Université Yale

L’université Yale – un éta­blis­se­ment membre de l’Ivy League qui dis­pose d’un por­te­feuille d’investissement très varié, allant d’obligations por­to­ri­caines à une forêt du New Hamp­shire – aurait déci­dé de se tour­ner vers les cryp­to-mon­naies.

Yale aurait misé sur les crypto-monnaies

Bloom­bergLogo de Yale rap­porte les confi­dences d’une source proche du dos­sier qui a sou­hai­té gar­dé l’anonymat, selon laquelle Yale ferait par­tie d’un groupe d’investisseurs ayant aidé un nou­veau fonds spé­cia­li­sé dans les actifs numé­riques à lever 400 mil­lions de dol­lars.

Bap­ti­sé Para­digm, ce fonds a récem­ment été lan­cé par Fred Ehr­sam, le cofon­da­teur de Coin­base, Matt Huang, l’un des asso­ciés de la socié­té de capi­tal-risque Sequoia Capi­tal, ain­si que Charles Noyes, un ex-employé du cryp­to-fonds d’investissement Pan­te­ra Capi­tal.

Yale, dont le fonds de dota­tion pèse près de 30 mil­liards de dol­lars, serait ain­si l’une des rares ins­ti­tu­tions à avoir inves­ti dans la cryp­to-sphère. La taille de sa par­ti­ci­pa­tion poten­tielle dans Para­digm reste tou­te­fois encore incon­nue, et l’université n’a pas sou­hai­té répondre aux ques­tions de Bloom­berg la concer­nant.

On note­ra que près de 60% des encours de l’université pour l’année fis­cale 2019 devraient, selon l’établissement, concer­ner des inves­tis­se­ments « alter­na­tifs » comme du capi­tal-risque, des hedge funds ou des rachats par endet­te­ment.

Para­digm, qui compte éga­le­ment Sequoia Capi­tal par­mi ses inves­tis­seurs, sou­haite miser à un stade pré­coce sur des pro­jets tour­nés vers les cryp­to-mon­naies, les blo­ck­chains et les pla­te­formes d’échange, selon ce qu’avait confié M. Noyes à Bloom­berg en juin der­nier.

Les investisseurs institutionnels vont-ils se tourner massivement vers la crypto-sphère ?

Pour plu­sieurs obser­va­teurs, il s’agit là d’une nou­velle très posi­tive pour les actifs numé­riques.

L’expert Mike Novo­gratz s’est ain­si féli­ci­té aujourd’hui de cette ini­tia­tive. Il juge que David Swen­son, le res­pon­sable des pla­ce­ments de l’université Yale, « est l’investisseur le plus influent au monde. En réa­li­sant cette inves­tis­se­ment, il recon­naît le Bit­coin en tant que réserve de valeur ».

Son enthou­siasme était par­ta­gé par Antho­ny Pom­plia­no, le fon­da­teur de Mor­gan Creek Digi­tal :

Dans un article publié aujourd’hui sur son site, l’analyste a d’ailleurs pré­sen­té les autres étapes qui pour­raient être fran­chies, et qui auraient « un impact signi­fi­ca­tif » sur les cryp­to-mar­chés :

  1. De grands consul­tants offrent leurs conseils à des inves­tis­seurs ins­ti­tu­tion­nels [ndlr : des orga­nismes col­lec­teurs d’épargne, sou­vent sur­nom­més « grands inves­tis­seurs»] majeurs. Au fur et à mesure que ces consul­tants com­men­ce­ront à « approu­ver » les cryp­to-fonds, on devrait assis­ter à un afflux de capi­taux vers le mar­ché.
  2. Une ins­ti­tu­tion publique, comme un fonds de pen­sion, inves­ti­ra dans les cryp­to-mon­naies ou dans un cryp­to-fonds. Jusqu’ici, l’ensemble des inves­tis­seurs ins­ti­tu­tion­nels à l’avoir fait étaient des orga­ni­sa­tions pri­vées. L’arrivée de la pre­mière ins­ti­tu­tion publique déblo­que­ra de nom­breux capi­taux.
  3. Un fond sou­ve­rain annon­ce­ra avoir ache­té un nombre signi­fi­ca­tif de Bit­coins. Du fait de l’offre fixe de l’actif numé­rique, cette annonce devrait vrai­sem­bla­ble­ment inci­ter d’autres pays à envi­sa­ger sérieu­se­ment de se tour­ner vers le BTC, et a com­men­cer à en ache­ter du fait d’une « fear of mis­sing out ».

Réfé­rence : Bloom­berg

L’université Yale aurait inves­ti dans un cryp­to-fonds ayant levé 400 mil­lions de dol­lars
Mer­ci !

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