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Meilleur réseau blockchain : la Chine place Ethereum en tête, alors que le Bitcoin n’est seulement classé que 13ème

Ethereum Bitcoin

Ce jeu­di 17 mai, le minis­tère chi­nois de l’In­dus­trie et des Tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­tion a publié son clas­se­ment des meilleurs réseaux blo­ck­chain. C’est Ethe­reum qui a reçu les faveurs de l’en­ti­té gou­ver­ne­men­tale en se clas­sant à la pre­mière place.

Ethereum en tête, Bitcoin seulement 13 ème

Les auto­ri­tés chi­noises ont ain­si esti­mé qu’Ethe­reum consti­tuait le meilleur réseau blo­ck­chain au monde. Arrivent juste der­rière lui Steem, Lisk, NEO et Komo­do, qui pro­posent tous les quatre des « smart contracts » per­met­tant de trai­ter des infor­ma­tions de manière décen­tra­li­sée et sécurisée :

Pour clas­ser entre eux les dif­fé­rents réseaux blo­ck­chain, le minis­tère s’est appuyé sur 3 cri­tères : leur tech­no­lo­gie, leurs appli­ca­tions ain­si que leur carac­tère innovant.

La pré­sence de Steem dans le top 5 des réseaux blo­ck­chain est rela­ti­ve­ment sur­pre­nante, dans la mesure où il ne s’a­git pas d’une pla­te­forme per­met­tant de déployer des appli­ca­tions décen­tra­li­sées. Sou­vent com­pa­ré à Red­dit, Steem est une pla­te­forme décen­tra­li­sée de dis­tri­bu­tion de conte­nu basée sur la tech­no­lo­gie blo­ck­chain, qui per­met à qui­conque le sou­haite de publier des articles et de ten­ter de rece­voir ain­si des récom­penses financières.

On peut éga­le­ment s’é­ton­ner de la place du Mone­ro (XMR), qui pointe à la 9ème posi­tion de ce clas­se­ment. En effet, plu­sieurs régu­la­teurs – au pre­mier rang des­quels la Finan­cial Ser­vices Agen­cy japo­naise – ont récem­ment fait part de leurs inquié­tudes au sujet des cryp­to-mon­naies ano­nymes, qui seraient sus­cep­tibles d’être uti­li­sées pour blan­chir des fonds ou conduire des acti­vi­tés criminelles.

Mais c’est sur­tout la place du Bit­coin – clas­sé 13ème ex-aequo avec le Verge (XVG) – qui a sus­ci­té de nom­breuses inter­ro­ga­tions. Le taux d’a­dop­tion du BTC, son uti­li­sa­tion sur les pla­te­formes d’é­change pour se pro­cu­rer d’autres cryp­to-mon­naies, le fait qu’il n’ait jamais pu être pira­té en près de 10 ans, le taux de hachage qui pré­vaut sur son réseau ou encore son fort degré de décen­tra­li­sa­tion sont autant de cri­tères qui devraient, pour de nom­breux obser­va­teurs, lui per­mettre de béné­fi­cier d’une bien meilleure place.

Et l’on pour­rait com­prendre l’ar­gu­ment selon lequel les appli­ca­tions du Bit­coin seraient trop limi­tées pour que celui-ci puisse appa­raître dans le top 5 de ce clas­se­ment. Mais c’est sans comp­ter la pré­sence de Steem à la deuxième place, qui ne pro­pose de son côté qu’une pla­te­forme de dis­tri­bu­tion de conte­nu, sans offrir aux déve­lop­peurs la pos­si­bi­li­té de créer des appli­ca­tions décentralisées.

Par ailleurs, le réseau Bit­coin peut s’ap­puyer sur l’une des com­mu­nau­tés de déve­lop­pe­ment « open source » les plus actives de l’é­co­sys­tème. Celle-ci a pu plan­cher ces der­niers mois sur des tech­no­lo­gies inno­vantes, comme par exemple :

  • les « Bul­let­proofs » – pour amé­lio­rer la confi­den­tia­li­té des transactions,
  • le Light­ning Net­work – pour offrir des paie­ments qua­si-ins­tan­ta­nées à moindre coût,
  • Root­Stock – pour per­mettre aux déve­lop­peurs de créer des appli­ca­tions décen­tra­li­sées et des « smart contracts » capables de mani­pu­ler des BTCs.

Une certaine objectivité

Chine et BitcoinAutre sur­prise : on pou­vait s’at­tendre à ce que les auto­ri­tés chi­noises, qui ont inter­dit l’an­née der­nière la conduite d’I­COs ain­si que l’ac­ti­vi­té des pla­te­formes d’é­change locales, soient sus­cep­tibles de ne pas faire appa­raître de réseaux blo­ck­chain publics dans les pre­mières places de leur clas­se­ment. On y retrouve pour­tant des réseaux tels qu’E­the­reum, NEO ou Mone­ro, ce qui pour­rait démon­trer l’ob­jec­ti­vi­té du minis­tère de l’In­dus­trie et des Tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­tion lors de l’é­la­bo­ra­tion de ce palmarès.

Celui-ci aurait été réa­li­sé, selon le South Chi­na Mor­ning Post, avec l’aide du Chi­na Cen­ter for Infor­ma­tion Indus­try Deve­lop­ment. Il s’a­git d’un ins­ti­tut qui tra­vaille en étroite col­la­bo­ra­tion avec le gou­ver­ne­ment pour le conseiller sur la mise en place de règles autour des nou­velles technologies.

Réfé­rence : CCN

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