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Le Bitcoin pourrait « provoquer » une instabilité financière, selon un cadre de la Banque d’Angleterre

Banque d'Angleterre

Le gou­ver­neur adjoint char­gé de la sta­bi­li­té finan­cière de la Banque d’An­gle­terre a lan­cé un aver­tis­se­ment contre les cryptomonnaies.

Sir Jon Cun­liffe, gou­ver­neur adjoint char­gé de la sta­bi­li­té finan­cière auprès de la Banque d’An­gle­terre, estime que le Bit­coin – et plus géné­ra­le­ment l’en­semble des cryp­to­mon­naies – pour­raient entraî­ner une crise finan­cière… à moins d’être étroi­te­ment régu­lés par les gou­ver­ne­ments.

Dans des pro­pos relayés par The Guar­dian, il explique que cette menace est bien réelle, même si la cryp­to-sphère ne repré­sente pour l’ins­tant qu’une part réduite de la finance mondiale :

« Bien sûr, il faut rela­ti­vi­ser ces 2 300 mil­liards de dol­lars [la valo­ri­sa­tion des cryp­to-mar­chés] par rap­port aux 250 000 mil­liards de dol­lars du mar­ché finan­cier mon­dial », a‑t-il reconnu.

Mais comme nous l’a mon­tré la crise finan­cière, il n’est pas néces­saire de peser très lourd dans le sec­teur finan­cier pour pro­vo­quer des pro­blèmes de sta­bi­li­té financière ».

Les investisseurs doivent être « prêts à perdre leur argent »

Ces com­men­taires de Sir Cun­cliffe contrastent avec les décla­ra­tions for­mu­lées la semaine der­nière par la Banque d’An­gle­terre. Son Comi­té de Poli­tique Finan­cière avait confié que les actifs numé­riques ne repré­sen­taient qu’un « risque limi­té » pour le Royaume-Uni :

« Les mar­chés de cryp­to-actifs conti­nue de croître rapi­de­ment, mais posent actuel­le­ment un risque limi­té pour la sta­bi­li­té finan­cière du Royaume-Ini », avait esti­mé l’organisation.

Les craintes de Sir Cun­cliffe sont tou­te­fois par­ta­gés par la Finan­cial Conduct Autho­ri­ty, le gen­darme du sec­teur finan­cier britannique.

En jan­vier, le régu­la­teur avait publié un aver­tis­se­ment aux épar­gnants contre les cryp­to­mon­naies. Il avait pré­sen­té cinq rai­sons pour les­quelles il leur décon­seillait d’y inves­tir de l’argent : le non-res­pect des règles de pro­tec­tion des épar­gnants, la vola­ti­li­té des prix, la com­plexi­té des pro­duits, les frais ain­si que les publi­ci­tés trompeuses.

« Si les épar­gnants inves­tissent dans ces pro­duits, ils doivent être prêts à perdre tout leur argent », avait aver­ti la Finan­cial Conduct Authority.

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