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ETF Bitcoin : la SEC rejette une nouvelle demande des frères Winklevoss et provoque la chute du BTC

ETF Bitcoin

Hier soir, on appre­nait que la Secu­ri­ties and Exchange Com­mis­sion (SEC) – le gen­darme de la bourse amé­ri­caine – avait reje­té la deuxième demande des frères Wink­le­voss por­tant sur la créa­tion d’un « ETF Bit­coin » et son réfé­ren­ce­ment sur une pla­te­forme d’é­change régu­lée.

Il s’a­git d’une demande effec­tuée conjoin­te­ment avec le Bats Exchange, la troi­sième prin­ci­pale bourse d’ac­tions aux États-Unis, qui sou­hai­tait pou­voir pro­po­ser des parts de l’ETF « Wink­le­voss Bit­coin Trust ». Ce pro­duit finan­cier, qui répli­que­rait les per­for­mances du Bit­coin, pour­rait per­mettre aux inves­tis­seurs d’ex­po­ser faci­le­ment leurs por­te­feuilles à l’ac­tif numé­rique.

Cette nou­velle a pro­vo­qué hier soir la chute du prix du BTC, qui a per­du jus­qu’à plus de 400 dol­lars dans les heures qui ont sui­vi l’an­nonce.

L'évolution du Cours du Bitcoin au 27 juillet 2018

Lors de la redac­tion de cet article, la pre­mière cryp­to-mon­naie s’é­chan­geait approxi­ma­ti­ve­ment à 7 942 dol­lars.

La SEC adresse une nouvelle réponse négative aux frères Winklevoss

Winklevoss BitcoinLa SEC a ain­si étu­dié – et reje­té – une deuxième fois la demande des frères Came­ron et Tyler Wink­le­voss, qui ont fait appel du pre­mier refus, pro­non­cé en mars 2017. De quoi pous­ser cer­tains obser­va­teurs à se deman­der si les dif­fé­rentes demandes de « cryp­to-ETFs » qui sont actuel­le­ment étu­diées par le régu­la­teur ont une chance de rece­voir un jour une réponse favo­rable.

On apprend que les jumeaux et le Bats Exchange ont modi­fié les pas­sages de leur demande que la SEC avait consi­dé­rés comme pro­blé­ma­tiques lors du pre­mier exa­men. L’a­gence gou­ver­ne­men­tale a pré­ci­sé avoir effec­tué une étude « de novo » avec cette demande, en l’ap­pré­hen­dant comme une nou­velle requête.

Prévenir la fraude et la manipulation des prix

Securities and Exchange Commission (SEC)Pour déci­der d’ac­cep­ter ou non un nou­vel ETF, la SEC s’ap­puie sur les règles défi­nies par l’Exchange Act Sec­tion 6(b)(5).

À l’aune de cet article, il s’a­gis­sait pour le régu­la­teur de savoir si le Bats Exchange avait la pos­si­bi­li­té de « pré­ve­nir les agis­se­ments et les pra­tiques frau­du­leuses et de mani­pu­la­tion », et de « pro­té­ger les inves­tis­seurs et l’in­té­rêt public ».

Selon la SEC, le Bit­coin n’ap­por­te­rait pas de cer­ti­tude per­met­tant de s’as­su­rer que les inves­tis­seurs ne sont pas vic­times de mani­pu­la­tions. Elle juge par ailleurs que la tech­no­lo­gie pro­po­sée n’of­fri­rait pas les outils adé­quats pour pré­ve­nir la fraude et le blan­chi­ment d’argent.

Une manipulation du prix du BTC « difficile », qui supposerait « des coûts prohibitifs »

ManipulationÀ tra­vers cette nou­velle demande, le Bats Exchange – qui a ten­té de répondre aux objec­tions for­mu­lées par la SEC lors de son pré­cé­dent refus – explique pour­quoi un ETF Bit­coin serait, selon lui, en accord avec l’Exchange Act Sec­tion 6(b)(5) :

« La nature géo­gra­phi­que­ment diverse et conti­nue à tra­vers le temps du tra­ding du Bit­coin rend extrê­me­ment dif­fi­cile une mani­pu­la­tion de son prix, qui sup­po­se­rait des coûts pro­hi­bi­tifs ». Par consé­quent, le mar­ché Bit­coin « serait géné­ra­le­ment moins sus­cep­tible d’être vic­time de mani­pu­la­tions que ne le sont les mar­chés actions, obli­ga­taires et les mar­chés à terme de matières pre­mières ».

De son côté, la SEC estime que le Bit­coin est dif­fi­cile à contrô­ler, et n’in­tègre pas d’ou­tils qui lui per­met­traient d’être enca­dré. Alors qu’il ne s’a­git pas d’une condi­tion sine qua non pour que le régu­la­teur accepte une demande d’ETF, on sait que cet actif, résis­tant à la cen­sure, a jus­te­ment été pen­sé pour pou­voir fonc­tion­ner sans avoir à s’ap­puyer sur une quel­conque enti­té tierce.

La SEC a ajou­té que la régu­la­tion des mar­chés Bit­coin n’en était qu’à ses pré­misses, et qu’elle conti­nue­rait à étu­dier ces der­niers de près.

Il y a quelques jours, on appre­nait que le Chi­ca­go Board Options Exchange (CBOE) avait lui aus­si sou­mis une demande d’ETF, actuel­le­ment en cours d’exa­men. Dans la mesure où il s’a­git de la plus grand bourse d’op­tions au monde et qu’elle est bien connue des régu­la­teurs (elle fut crée en 1973), on peut pen­ser que cette requête pour­rait être mieux à même de répondre aux craintes de ces der­niers.

Réfé­rence : CCN




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