Crypto-monnaies

La DeFi possède de nombreux avantages par rapport à la finance traditionnelle, selon Goldman Sachs

Goldman Sachs

Dans une étude publiée récem­ment par Gold­man Sachs, ses ana­lystes évoquent la « crois­sance expo­nen­tielle » enre­gis­trée par la DeFi depuis la mi-2020. Ils estiment que cette appré­cia­tion devrait se pour­suivre, alors que le sec­teur a per­mis de mon­trer « de nom­breux cas d’u­sage convain­cants » pour la tech­no­lo­gie blo­ck­chain et des actifs numériques.

DeFi Finance décentraliséeLa finance décen­tra­li­sée (DeFi) peut offrir plu­sieurs avan­tages par rap­port à la finance tra­di­tion­nelle, selon une étude publiée ven­dre­di 22 octobre par Gold­man Sachs.

Ses ana­lystes évoquent ses pro­duits uniques, son rythme d’in­no­va­tion plus sou­te­nu ain­si que son niveau de trans­pa­rence plus impor­tant. Ils citent éga­le­ment les paie­ments trans­fron­ta­liers bien moins coû­teux dont peuvent béné­fi­cier les uti­li­sa­teurs de la DeFi.

Cette sphère n’est tou­te­fois pas exempte de défauts :

« L’ac­cès à la DeFi est plus simple pour les popu­la­tions sous-ban­ca­ri­sées et per­met des règle­ments rapides pour les utilisateurs.

Mais il s’a­git tou­jours d’un sec­teur nais­sant avec de nom­breux défauts, comme des pira­tages, des bugs et des escro­que­ries », indiquent Zach Pandl et Isa­belle Rosen­berg, deux ana­lystes de Gold­man Sachs.

Par ailleurs, la sphère de la finance décen­tra­li­sée fait face à cer­tains défis liés aux pro­chaines déci­sions des régu­la­teurs, qui sou­haitent pro­té­ger les épargnants.

« Total Value Locked » : x 10 depuis la mi-2020

Mais ces craintes ne l’ont pas empê­chée d’en­re­gis­trer une « crois­sance expo­nen­tielle » en l’es­pace de moins de deux ans :

« Le mar­ché de la DeFi a connu une crois­sance expo­nen­tielle depuis le milieu de l’an­née 2020. Son poids a été mul­ti­plié par 10 si l’on se fie à son indi­ca­teur le plus utilisé ».

Ain­si, la « Total Value Locked » de la DeFi (la valeur des actifs pla­cés dans ses pro­to­coles) a aug­men­té de 900% sur cette période, pas­sant de moins de 10 mil­liards de dol­lars à près de 100 mil­liards de dol­lars aujourd’­hui, indique l’étude.

Pour les ana­lystes de Gold­man Sachs, si cette crois­sance a été en par­tie nour­rie par des com­por­te­ments spé­cu­la­tifs, elle s’ap­puie sur des fon­da­men­taux solides :

« Leur usage crois­sant est sans doute éga­le­ment lié à des ten­dances de fond, comme la numé­ri­sa­tion, la glo­ba­li­sa­tion ain­si qu’une perte de confiance dans les ins­ti­tu­tions cen­tra­li­sées », expliquent-ils.

Même si cer­tains pro­duits sont uniques à l’é­co­sys­tème de la DeFi, on y retrouve, selon ces experts, de nom­breuses simi­li­tudes avec la finance traditionnelle :

« La prin­ci­pale dif­fé­rence, c’est que cette place de mar­ché est entiè­re­ment décen­tra­li­sée : il n’y a ni banques, ni cour­tiers, ni assu­reurs. On y retrouve uni­que­ment un logi­ciel open-source connec­té à une blockchain ».

Ils jugent que les inno­va­tions liées à la DeFi pour­raient lui per­mettre de bou­le­ver­ser les sys­tèmes finan­ciers actuels :

« Elle montre éga­le­ment de nom­breux cas d’u­sage convain­cants pour les tech­no­lo­gies de blo­ck­chain et de cryp­to­mon­naies, qui pour­raient per­mettre de favo­ri­ser la valo­ri­sa­tion de ces actifs à long terme », ajoutent-ils.