Crypto-monnaies

Stripe pourrait à nouveau prendre en charge les paiements en cryptomonnaies, trois ans après y avoir renoncé

Application Stripe

Selon son cofon­da­teur, Stripe pour­rait déci­der de trai­ter les paie­ments en cryp­to­mon­naies après les avoir aban­don­nés en 2018.

Stripe n’ex­clut pas de prendre à nou­veau en charge les paie­ments en cryp­to­mon­naies, selon des décla­ra­tions récentes de son cofon­da­teur John Collison.

Après avoir com­men­cé en 2014 à trai­ter les paie­ments en Bit­coin pour le compte de ses socié­tés clientes, le géant finan­cier avait déci­dé d’y mettre un terme en 2018. Pour jus­ti­fier son choix, Stripe avait évo­qué les fortes varia­tions du cours de l’ac­tif, les délais de trai­te­ment ain­si que les frais de tran­sac­tions qui étaient alors par­ti­cu­liè­re­ment éle­vés (« sou­vent plu­sieurs dizaines de dollars »).

Dans le cadre du fes­ti­val Fin­tech Abu Dha­bi, le diri­geant a à nou­veau évo­qué les actifs numé­riques. Dans des pro­pos relayés ce mer­cre­di par CNBC, il a confié que cer­tains aspects des cryp­to­mon­naies – comme leur uti­li­sa­tion en tant qu’in­ves­tis­se­ments spé­cu­la­tifs – « ne sont pas per­ti­nents avec ce que nous fai­sons chez Stripe ».

John Col­li­son juge tou­te­fois qu’il s’a­git désor­mais d’un moyen de paie­ment intéressant :

« Ces der­niers temps, les cryp­to­mon­naies ont connu de nom­breuses avan­cées visant à les rendre meilleures en tant que moyens de paie­ment, en par­ti­cu­lier du point de vue de leur “sca­la­bi­li­té” et de leurs coûts ».

Voi­ci ce que l’en­tre­pre­neur a répon­du lors­qu’on lui a deman­dé si Stripe allait à nou­veau prendre en charge les cryptomonnaies, :

« Nous ne le fai­sons pas pour le moment, mais je pense qu’il ne serait pas invrai­sem­blable que nous le fas­sions », a‑t-il indiqué.

Stripe met sur pied une équipe de crypto-spécialistes

StripeLe géant du paie­ment a récem­ment com­men­cé à mettre sur pied une équipe spé­cia­li­sée dans les cryp­to­mon­naies et le Web 3.0, diri­gée par Guillaume Pon­cin, son direc­teur de l’ingénierie.

« Nous consta­tons un besoin crois­sant des déve­lop­peurs et des uti­li­sa­teurs dans cet éco­sys­tème pour de meilleures solu­tions pour accep­ter des paie­ments, trans­fé­rer des fonds, effec­tuer des échanges entre mon­naies fidu­ciaires et cryp­to­mon­naies, etc. »,avait indi­qué l’entreprise.

Il y a quelques jours, Matt Huang, cofon­da­teur de Para­digm, socié­té de capi­tal-risque spé­cia­li­sée dans les actifs numé­riques, avait rejoint son conseil d’administration.

M. Col­li­son estime que de nom­breuses inno­va­tions pro­met­teuses ont récem­ment émer­gé dans l’é­co­sys­tème. Il a notam­ment cité Sola­na – l’un des prin­ci­paux concur­rents d’E­the­reum –, mais aus­si les réseaux de seconde couche comme le Light­ning Net­work, qui per­met d’ef­fec­tuer des tran­sac­tions en BTC de manière qua­si-gra­tuite et quasi-instantanée.

Fon­dée en 2009, Stripe est rapi­de­ment deve­nue l’une des plus grandes socié­tés fin­tech pri­vées aux États-Unis. Valo­ri­sée à 95 mil­liards de dol­lars lors de sa der­nière levée de fonds en mars, elle compte de nom­breux inves­tis­seurs pres­ti­gieux à son capi­tal tels que Sequoia Capi­tal et Andrees­sen Horowitz.

L’en­tre­prise, qui traite les paie­ments de géants de la tech comme Google, Ama­zon ou Uber, s’est récem­ment tour­née vers d’autres domaines de la finance, comme les prêts et la ges­tion fiscale.