Plateformes d'échange de crypto-monnaies

Binance : son PDG indique son principal critère pour ajouter une cryptomonnaie

changpeng zhao

Selon le patron de Binance, le nombre d’u­ti­li­sa­teurs d’un cryp­to-pro­jet consti­tue un cri­tère essen­tiel pour qu’un actif puisse faire son entrée sur la plateforme.

Ajout token BinanceChang­peng Zhao (CZ), le PDG de Binance, a récem­ment évo­qué le pro­ces­sus de réfé­ren­ce­ment de nou­veaux coins sur sa bourse d’échange.

Dans un entre­tien accor­dé ce lun­di 29 novembre à Forbes, le diri­geant a expli­qué que de nom­breux fac­teurs étaient pris en compte dans la déci­sion d’a­jou­ter un actif numé­rique sur Binance : le nombre d’a­dresses actives sur sa blo­ck­chain, son audience sur les réseaux sociaux ou encore le nombre de « com­mits » (l’en­re­gis­tre­ment de nou­velles ver­sions de l’un de ses fichiers).

Mais tous ces indi­ca­teurs ne sont que secon­daires par rap­port à une « métrique clé » :

« Si un coin dis­pose d’un grand nombre d’u­ti­li­sa­teurs, alors nous le réfé­ren­ce­rons. Il s’a­git, de très loin, du fac­teur le plus important.

Pre­nons l’exemple des “meme tokens” : même si je ne les com­prends pas, nous les ajou­tons si nous consta­tons qu’ils sont uti­li­sés par un grand nombre de personnes.

Nous sui­vons la com­mu­nau­té, mon opi­nion per­son­nelle n’a aucune importance ».

En juin, dans ses « lis­ting tips », le diri­geant avait déjà expli­qué que le nombre d’u­ti­li­sa­teurs était l’un des prin­ci­paux fac­teurs pris en compte dans l’a­jout d’un token sur Binance :

« Si vous reven­di­quez un grand nombre d’u­ti­li­sa­teurs, alors votre pro­duit a de la valeur. C’est le plus simple à mesurer ».

Pour Ser­gei Khi­trov, fon­da­teur du ser­vice d’aide au réfé­ren­ce­ment sur des cryp­to-pla­te­formes Listing.help, les bourses d’é­change n’ont pas grand inté­rêt à ajou­ter des coins peu populaires.

« Il s’a­git de l’un des prin­ci­paux pro­blèmes, et de nom­breux por­teurs de pro­jets ne le com­prennent pas. Ils devraient démar­rer en déve­lop­pant une com­mu­nau­té, a‑t-il décla­ré au site Cointelegraph.

Et cela ne signi­fie pas 500 ou 1 000 per­sonnes dans un canal Tele­gram, mais une audience bien plus grande ».

Le diri­geant recom­mande par ailleurs aux créa­teurs de tokens de com­men­cer par ten­ter leur chance avec de petites pla­te­formes d’échange.

Déjà 405 coins sur Binance

Lors de la rédac­tion de cet article, Binance pre­nait en charge un total de 405 actifs numé­riques – aus­si bien les prin­ci­pales cryp­to­mon­naies, comme le Bit­coin (BTC), l’E­ther (ETH) ou le Binance Coin (BNB), que des « meme coins » popu­laires comme le Doge­coin (DOGE) ou le Shi­ba Inu (SHIB). La pla­te­forme reven­di­quait, selon les don­nées de Coin­Mar­ket­Cap, 31 mil­liards de dol­lars de volumes d’é­change journaliers.

Classement des bourses d'échange de cryptomonnaies au 30 novembre 2021

De son côté, Coin­base, deuxième bourse avec 6,6 mil­liards de tran­sac­tions sur les 24 der­nières heures, n’a­vait lis­té que 126 actifs numériques.

Notons que cer­taines pla­te­formes d’é­change cen­tra­li­sées (CEXs) réfé­ren­çaient un plus grand nombre de tokens que Binance. C’é­tait par exemple le cas de Gate.io (1127 actifs,) de Kucoin (548 actifs) ou encore de Bit­trex (423 actifs).

De leur côté, les bourses d’é­change décen­tra­li­sées (DEXs) pro­po­saient un nombre bien plus impor­tant de coins. La rai­son est simple : ces pla­te­formes ne néces­sitent géné­ra­le­ment aucune auto­ri­sa­tion pour y ajou­ter un token. Les deux prin­ci­pales, Pan­ca­keS­wap et Unis­wap, reven­di­quaient ain­si res­pec­ti­ve­ment 3 231 et 1 847 actifs.

Mais l’ab­sence d’un sys­tème d’é­va­lua­tion n’est pas sans pro­blème, puis­qu’elle per­met à des acteurs mal­veillants de pou­voir réfé­ren­cer leur token. Ce fut le cas avec le token Squid Game (SQUID), dis­po­nible sur Pan­ca­keS­wap. L’ac­tif est récem­ment par­ve­nu à tirer pro­fit de l’en­gou­ment sus­ci­té par la série télé­vi­sée épo­nyme pour escro­quer des uti­li­sa­teurs. Ceux-ci avaient décou­vert après leur achat qu’ils ne pou­vaient pas revendre leurs actifs… avant le 20 octobre 2024.

S’il est tou­jours réfé­ren­cé par Coin­Mar­ket­Cap, la fiche du pro­jet s’ac­com­pagne d’un aver­tis­se­ment. Mais cela ne sera pas suf­fi­sant pour mettre des bâtons dans les roues des créa­teurs du SQUID, qui ont aban­don­né le pro­jet après avoir extor­qué plu­sieurs mil­lions de dollars :

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