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Ethereum : le « Proof of stake » permettra de réduire de 99,95% la consommation d’énergie du réseau

Avec le pas­sage à un sys­tème de vali­da­tion « proof-of-stake », la consom­ma­tion éner­gé­tique du réseau Ethe­reum devrait dimi­nuer consi­dé­ra­ble­ment. Plu­tôt que de « miner » de la cryp­to­mon­naie, les par­ti­ci­pants pour­ront obte­nir des récom­penses en met­tant leurs propres Ethers sous séquestre.

Quelle sera la consommation énergétique d’Ethereum ?

Dans un article publié mar­di, Carl Bee­khui­zen, de la Fon­da­tion Ethe­reum, explique qu’il devrait y avoir envi­ron 87 000 « sta­kers » sur le réseau. Ceux-ci devraient avoir besoin de 100 watts d’éner­gie cha­cun, pour un total de 1,64 méga­watt. Il convient d’y ajou­ter 52 700 pla­te­formes d’é­change et ser­vices de garde, qui devraient néces­si­ter 100 watts pour 5,5 vali­da­teurs, soit un total de 0,98 mégawatt.

En s’ap­puyant sur ces esti­ma­tions. M.Beekhuizen indique qu’Ethe­reum devrait avoir besoin d’une puis­sance d’en­vi­ron 2,62 méga­watts en pas­sant au « proof-of-stake ».

Le déve­lop­peur juge tou­te­fois qu’il est dif­fi­cile d’es­ti­mer pré­ci­sé­ment ce chiffre. Il explique que sa propre confi­gu­ra­tion de « sta­king » a été pen­sée pour une puis­sance de 15 watts, tan­dis que la confi­gu­ra­tion d’autres par­ti­ci­pants ne devrait néces­si­ter que 5 watts.

Quoi qu’il en soit, en pas­sant à ce nou­veau sys­tème de vali­da­tion, la consom­ma­tion du réseau Ethe­reum devrait dimi­nuer d’au moins 99,95%. Elle devrait être com­pa­rable à celle d’une petite ville com­po­sée d’en­vi­ron 2100 logements.

Il explique par ailleurs que le réseau devrait être approxi­ma­ti­ve­ment 7 000 fois plus effi­cient, d’un point de vue éner­gé­tique, que celui du Bit­coin :

Ethereum consommation estimée

Un système de validation plus écologique

Même si le bas­cu­le­ment vers le « proof-of-stake » devrait per­mettre l’é­mer­gence d’un réseau plus éco-com­pa­tible, la Fon­da­tion Ethe­reum rap­pelle que le « sta­king » conti­nue­ra tout de même à néces­si­ter une cer­taine dépense énergétique.

Mais contrai­re­ment au sys­tème de « minage » actuel­le­ment uti­li­sé, les par­ti­ci­pants au « proof-of-stake » n’u­ti­li­se­ront pas quan­ti­tés consi­dé­rables d’éner­gie afin de décou­vrir de nou­veaux blocs. La décou­verte de blocs sera basée, entre autres fac­teurs, sur le nombre d’ETHs mis sous séquestre par un utilisateur.

Cette tran­si­tion devrait être béné­fique pour l’i­mage Ethe­reum. Elle fait suite à la déci­sion récente de Tes­la de ne plus accep­ter les paie­ments en Bit­coin, du fait des quan­ti­tés impor­tantes d’éner­gie néces­saires à la sécu­ri­sa­tion du réseau.