Crypto-monnaies

Pimco, géant de la gestion d’actifs avec 2 200 milliards de dollars d’encours, souhaite trader des cryptomonnaies

Pimco

Pim­co, une socié­té de ges­tion d’ac­tifs reven­di­quant 2 200 mil­liards de dol­lars d’en­cours, envi­sage de com­men­cer à tra­der des cryp­to­mon­naies. On retrouve par­mi ses clients des banques cen­trales, des fonds sou­ve­rains, des fonds de pen­sion publics et pri­vés, des socié­tés finan­cières et non finan­cières ain­si que des fon­da­tions et des fonds de dotation.

Pimco souhaite se tourner vers la crypto-sphère

Pièces de plusieurs crypto-monnaiesDans un entre­tien accor­dé mer­cre­di 20 octobre à CNBC, Daniel Ivas­cyn, direc­teur des inves­tis­se­ments de Pim­co, a révé­lé que son entre­prise envi­sa­geait de tra­der des actifs numériques :

« Nous envi­sa­geons main­te­nant de tra­der cer­taines cryp­to­mon­naies dans le cadre de nos stra­té­gies de sui­vi de ten­dance ou de nos stra­té­gies quan­ti­ta­tives, avant de nous inté­res­ser davan­tage à l’analyse fon­da­men­tale », a‑t-il confié.

« Il s’a­gi­ra d’un pro­ces­sus gra­duel au cours duquel nous pas­se­rons beau­coup de temps à par­ler aux inves­tis­seurs dans le cadre de nos audits internes. Et nous irons dans ce domaine, qui se déve­loppe rapi­de­ment, de manière très progressive ».

Pim­co, une filiale de ges­tion d’ac­tifs du groupe Allianz, est l’un des lea­ders mon­diaux de la ges­tion de por­te­feuilles de titres à reve­nu fixe. Le 30 juin der­nier, la socié­té reven­di­quait 2 200 mil­liards de dol­lars d’ac­tifs sous gestion.

Ces com­men­taires sont inter­ve­nus alors que le Bit­coin a atteint mer­cre­di un nou­veau record his­to­rique, à plus de 66 900 dol­lars. Cette flam­bée fai­sait suite au lan­ce­ment, la veille, du pre­mier ETF ados­sé à des contrats à terme sur le BTC, intro­duits sur la bourse de New-York.

La finance décentralisée « sera disruptive »

Finance décentralisée DeFiM. Ivas­cyn a éga­le­ment révé­lé que cer­tains fonds spé­cu­la­tifs déte­nus dans les por­te­feuilles de Pim­co échan­geaient déjà des titres finan­ciers liés aux cryptomonnaies.

« Nous négo­cions dans une pers­pec­tive de valeur rela­tive », a‑t-il ajouté.

« […] Nous cher­chons à tirer pro­fit des écarts de prix entre les pro­duits aux comp­tant, les fonds qui s’é­changent sur les mar­chés et les contrats à terme. Il s’a­git de notre point de départ dans ce seg­ment très étroit de notre activité ».

Le diri­geant a éga­le­ment évo­qué la finance décen­tra­li­sée (DeFi), dont il pense qu’elle pour­ra bou­le­ver­ser son secteur :

« Il est néces­saire de s’in­té­res­ser à la finance décen­tra­li­sée, car celle-ci sera dis­rup­tive. Elle pour­rait même dis­rup­ter l’in­dus­trie [de la finance], et plus par­ti­cu­liè­re­ment notre propre secteur ».

« Nous réflé­chis­sions à plu­sieurs scé­na­rios pour savoir où cela pour­rait nous mener. Cela nous per­met de nous pré­pa­rer de manière com­pé­ti­tive à faire face à un envi­ron­ne­ment en évo­lu­tion rapide, qui offre une pro­po­si­tion de valeur signi­fi­ca­tive, en par­ti­cu­lier pour les géné­ra­tions les plus jeunes ».