Crypto-monnaies

Le cofondateur du Dogecoin en a assez d’être harcelé par la communauté du Shiba Inu

Dogecoin Shiba Inu

Billy Mar­kus, le cofon­da­teur du Doge­coin, a récem­ment deman­dé à la com­mu­nau­té du Shi­ba Inu de ces­ser de l’importuner.

Le déve­lop­peur, qui avait cofon­dé le pre­mier « meme coin » en 2013, a rap­pe­lé qu’il était tota­le­ment étran­ger au SHIB, qui a sus­ci­té ces der­nières semaines l’eu­pho­rie de nom­breux traders.

Billy Mar­kus a indi­qué qu’il avait dû sup­pri­mer le for­mu­laire de contact de son propre site, car celui-ci était inon­dé de « spam » pro­ve­nant d’a­fi­cio­na­dos du Shi­ba Inu.

« Au fait, je n’ai stric­te­ment rien à voir avec le pro­jet SHIB. J’ai conçu le Doge­coin il y a 8 ans, et je n’ai qua­si­ment plus rien à voir avec lui.

J’ai sup­pri­mé le for­mu­laire de contact de mon site inter­net, puisque celui-ci était “spam­mé” par des membres de la com­mu­nau­té SHIB qui me criaient des­sus au sujet de leur token.

Ne faites pas ça ».

Il revend ses DOGEs en 2015

En mai der­nier, le Doge­coin avait lit­té­ra­le­ment flam­bé, per­met­tant à de nom­breux tra­ders de géné­rer des pro­fits colos­saux. L’ac­tif avait atteint une « Mar­ket Cap » de plus de 95 mil­liards de dol­lars – contre 624 mil­lions de dol­lars au début de l’an­née, soit envi­ron 150 fois moins :

Valorisation Dogecoin 2021Mais son cofon­da­teur ne semble pas en avoir pro­fi­té. En février, Billy Mar­kus avait révé­lé avoir ven­du la tota­li­té de ses DOGEs pour s’of­frir une Hon­da Civic, peu de temps après avoir per­du son emploi.

Deux pièces de DogecoinLe pro­gram­meur de 38 ans est tou­jours enga­gé dans la com­mu­nau­té du DOGE sur Twit­ter, à tra­vers son pseu­do­nyme « Shi­be­to­shi Naka­mo­to » – même s’il n’est désor­mais ni inves­ti ni impli­qué dans le projet.

Le Doge­coin lui a tou­te­fois per­mis de jouir d’une cer­taine popu­la­ri­té, puis­qu’il reven­dique près de 680 000 abon­nés, dont fait notam­ment par­tie Elon Musk, le PDG de Tes­la. Billy Mar­kus échange d’ailleurs régu­liè­re­ment avec l’homme le plus riche au monde sur le réseau social.

Jack­son Pal­mer, l’in­gé­nieur aus­tra­lien ayant cofon­dé le « meme coin » avec Billy Mar­kus, a de son côté déci­dé de cou­per tota­le­ment les ponts avec le Doge­coin et l’en­semble de la crypto-sphère.

En juillet, l’in­for­ma­ti­cien avait beau­coup fait par­ler après avoir publié une série de tweets dans laquelle il s’en pre­nait sévè­re­ment à l’é­co­sys­tème des actifs numé­riques. Il expli­quait dans sa dia­tribe que le sec­teur était contrô­lé « par un puis­sant car­tel d’in­di­vi­dus for­tu­nés » qui cher­chaient à « extraire de nou­veaux fonds auprès de per­sonnes en dif­fi­cul­té finan­cière et naïves ».

En mai, alors que le Doge­coin était deve­nu plus popu­laire que jamais, Jack­son Pal­mer avait vive­ment cri­ti­qué Elon Musk, le qua­li­fiant « d’es­croc égocentrique » :

Jackson Palmer Elon Musk

Shiba Inu : ‑26% en une semaine

Lors de la rédac­tion de cet article, le DOGE – en repli de près 10% sur les 7 der­niers jours – se posi­tion­nait devant le Shi­ba Inu dans le clas­se­ment des cryp­to-réseaux les plus valorisés :

Classement DOGE SHIB au 5 novembre 2021

Après avoir vu son cours mul­ti­plié par près de 10 en l’es­pace d’un mois, le SHIB avait net­te­ment chu­té, enre­gis­trant une baisse de plus de 26% sur la même période et de 10% sur les 24 der­nières heures.

L’ac­tif avait notam­ment souf­fert des craintes sus­ci­tées par les trans­ferts de SHIB réa­li­sés par une « whale », qui déte­nait il y a quelques jours l’é­qui­valent de 5,13 mil­liards de dol­lars de tokens :

Il y a quelques jours, deux ana­lystes avaient expli­qué pour­quoi il était, selon eux, plus judi­cieux de pri­vi­lé­gier le SHIB face au DOGE.

Ces deux « meme coins » res­tent tou­te­fois extrê­me­ment ris­qués : contrai­re­ment à la plu­part des autres prin­ci­paux cryp­to-pro­jets, ils n’ap­portent vrai­sem­bla­ble­ment pas d’u­ti­li­té réelle. La flam­bée récente de leurs cours semble n’être liée qu’aux anti­ci­pa­tions des tra­ders, qui s’at­ten­daient à ce que d’autres inves­tis­seurs misent sur ces actifs.

Cet article ne consti­tue pas une recom­man­da­tion d’investissement. Nous ne sau­rons être tenus res­pon­sables de toute perte en capi­tal, en lien avec sa lecture.
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