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Plus de 30% des clients de la Maison du Bitcoin chercheraient à envoyer de l'argent vers l'Afrique - Crypto-France
Bitcoin Démocratisation

Plus de 30% des clients de la Maison du Bitcoin chercheraient à envoyer de l’argent vers l’Afrique

Maison du Bitcoin

Envi­ron le tiers des clients qui font la queue devant le bureau de change La Mai­son Du Bit­coin à Paris ne s’y rendent pas pour pro­cé­der à un inves­tis­se­ment, en spé­cu­lant sur une hausse de la cryp­to-mon­naie dans les mois et les années à venir.

La Maison du Bitcoin« Dans de nom­breux pays en Afrique, il y a beau­coup plus de télé­phones por­tables que de comptes ban­caires, » a expli­qué Manuel Valente, co-fon­da­teur de la socié­té. « Pour le Bit­coin, vous n’a­vez besoin que d’un simple télé­phone. »

Le Zim­babwe, où le prix du Bit­coin a grim­pé jus­qu’à 13 500 dol­lars suite au coup d’É­tat mili­taire auquel on pu assis­ter les citoyens, per­met de mon­trer à cer­tains scep­tiques comme Jamie Dimon ou Axel Weber qu’il existe des cas d’u­sage concrets pour le Bit­coin.

La mon­naie numé­rique est en train de deve­nir le moyen pri­vi­lé­gié pour les zim­babwéens d’en­voyer de l’argent sans avoir à pas­ser par les banques, de pro­té­ger leur patri­moine des troubles poli­tiques, et de se pré­mu­nir face à l’hy­per­in­fla­tion que connait la mon­naie natio­nale.

Du fait de la nature du Bit­coin, il n’est pas pos­sible de quan­ti­fier l’am­pleur de ce phé­no­mène, qui voit de l’argent numé­rique pas­ser des pays indus­tria­li­sés vers les pays en voie de déve­lop­pe­ment. En effet, cette cryp­to-mon­naie décen­tra­li­sée per­met d’en­voyer de l’argent de manière « pseu­do­nyme » – si les trans­ferts vers et depuis un por­te­feuille sont publics, il est impos­sible de relier celui-ci à son déten­teur.

Le Bit­coin per­met de pal­lier aux carences des gou­ver­ne­ments et des banques cen­trales, en pou­vant faire office de réserve de valeur dans lequel les gens ont confiance, et ce en dépit d’une forte vola­ti­li­té.

Un havre de paix

Andrew Milne« Le Bit­coin consti­tue un havre de paix pour les citoyens du monde qui n’ont plus confiance dans leur gou­ver­ne­ment, » a expli­qué Andrew Milne, CEO et co-fon­da­teur d’Alta­na Digi­tal Cur­ren­cy Fund, un fonds d’in­ves­tis­se­ment de 22 mil­lions de dol­lars com­po­sé de cryp­to-mon­naies. « Il existe de nom­breux pays dans les­quels les gens sont à la recherche d’ac­tifs qui ne soient pas vul­né­rables aux poten­tielles faillites ban­caires. »

Le Zim­babwe avait aban­don­né sa propre mon­naie après qu’une hyper­in­fla­tion ait conduit le pays à impri­mer des billets de 100 tril­lions de dol­lars zim­babwéens, qui ne valaient qu’ap­proxi­ma­ti­ve­ment l’é­qui­valent de 5 dol­lars amé­ri­cains.

Billet 100 trillions de dollars Zimbabwe

Le pays uti­lise le dol­lar amé­ri­cain, le rand sud-afri­cain et désor­mais, des cryp­to-mon­naies.

Pour Alex Taps­cott, CEO d’une socié­té d’in­ves­tis­se­ment spé­cia­li­sée dans les acti­vi­tés liées à la tech­no­lo­gie Blo­ck­chain, Next­Block Glo­bal Ltd, le fait d’es­sayer de contrô­ler le Bit­coin revien­drait à « ten­ter d’at­tra­per de l’eau. »

De nombreuses figures de la finance se sont montrées sceptiques vis-à-vis du Bitcoin

Les diri­geants des trois plus grandes banques au monde ont expri­mé leurs réserves au sujet du Bit­coin.

En sep­tembre, Jamie Dimon, le CEO de JPMOr­gan Chase, avait mena­cé de licen­cie­ment ses employés qui inves­ti­raient dans la mon­naie numé­rique. Axel Weber, pré­sident du conseil de sur­veillance de la banque suisse UBS, avait décla­ré le mois der­nier que le Bit­coin n’a­vait aucune valeur intrin­sèque, dans la mesure où celle-ci n’é­tait sou­te­nue par aucun gou­ver­ne­ment.

Au début du mois, Tid­jane Thiam, Direc­teur géné­ral du Cré­dit Suisse, avait décla­ré que « l’appât du gain [serait] la seule rai­son pour laquelle cer­tains indi­vi­dus [déci­de­raient] d’acheter ou de vendre des Bit­coins – ceci consti­tue la défi­ni­tion même de la spé­cu­la­tion, et la défi­ni­tion même d’une bulle. »

Les citoyens du Zim­babwe ou du Vene­zue­la, un pays dans lequel le taux d’in­fla­tion annuel accu­mu­lé s’é­lève à 825%, risquent de ne pas être d’ac­cord avec cette der­nière affir­ma­tion.

« Le trans­fert du Bit­coin vers la mon­naie locale est sou­vent prise en charge par des entre­pre­neurs – soit dans des bureaux de change décla­rés, soit, à plus petite échelle, par des indi­vi­dus munis d’un simple télé­phone por­table et de quelques billets, » a expli­qué M. Valente.

S’il est encore dif­fi­cile, sur le conti­nent afri­cain, d’a­che­ter des pro­duits et des ser­vices avec des cryp­to-mon­naies, M. Valente a expli­qué que de nom­breuses bou­tiques devraient bien­tôt prendre en charge ce type de paie­ment.

Et de mul­tiples socié­tés sont créées dans les pays émer­gents afin d’ai­der les citoyens à uti­li­ser des mon­naies numé­riques. Bit­Pe­sa Ltd, une star­tup kenyane, pro­pose ain­si des trans­fers moné­taires inter­na­tio­naux et d’autres ser­vices liés au Bit­coin au Nige­ria, en Tan­za­nie, en Ugan­da ain­si qu’au Kenya. Uno­coin fait la même chose en Inde, tout comme Coins.ph en Phi­lip­pines.

Passage du grand cerfRetour à Paris. À quelques pas de La Mai­son du Bit­coin se trouve le pas­sage du Grand-Cerf, une rue cou­verte com­pre­nant plu­sieurs bou­tiques. Elles affichent toutes un sti­cker sur lequel il est écrit « Nous accep­tons les Bit­coins. » Ces com­mer­çants vendent un large panel de pro­duits, des anti­qui­tés à des vête­ments de créa­teurs. La plu­part d’entre eux ont décla­ré déjà pro­cé­der à quelques tran­sac­tions en Bit­coin chaque mois, sou­vent avec des per­sonnes ori­gi­naires d’A­frique.

« Nous avons fait à peu près une ving­taine de ventes en Bit­coin l’an­née der­nière, » a expli­qué Yann Robert, qui gère une bou­tique de vête­ments de créa­teurs. « Les ache­teurs viennent géné­ra­le­ment d’A­frique, cer­tains d’A­sie (Chine, Japon,…). Et ils sont très heu­reux, dans la mesure où il n’y a pas encore beau­coup de maga­sins qui acceptent les Bit­coins. »

Réfé­rence : Bloom­berg




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