Ethereum

Vitalik Buterin quitte Fenbushi Capital et évoque l’avenir d’Ethereum

Pièce Ethereum

Vita­lik Bute­rin, le co-fon­da­teur d’E­the­reum, a quit­té Fen­bu­shi Capi­tal pour se consa­crer plei­ne­ment à son réseau. Il sou­haite que 2018 puisse consti­tuer une année de « pas­sage à l’ac­tion », qui per­met­tra aux déve­lop­peurs de répondre aux attentes gran­dis­santes des utilisateurs.

Un programme très chargé pour 2018

Symbole EthereumComme l’a rap­por­té Tech­Crunch, M. Bute­rin était asso­cié chez la socié­té d’in­ves­tis­se­ment chi­noise Fen­bu­shi Capi­tal – il est d’ailleurs tou­jours pré­sen­té comme tel sur le site de cette der­nière. Il aurait pro­ba­ble­ment joué un rôle dans plu­sieurs de ses inves­tis­se­ments, qu’ils soient liés à des socié­tés de ser­vices blo­ck­chain ou à des ICOs.

Désor­mais, il n’au­ra plus qu’un rôle de conseiller auprès de la socié­té, et pour­ra se consa­crer à temps plein à Ethereum.

Pour jus­ti­fier son choix, M. Bute­rin évoque l’in­té­rêt – et donc les attentes – gran­dis­sants vis-à-vis des appli­ca­tions liées à la tech­no­lo­gie blo­ck­chain.

Pour 2018, le jeune déve­lop­peur est déter­mi­né à aider Ethe­reum a faire face à sa popu­la­ri­té. Au pro­gramme, la mise en place de solu­tions qui per­met­traient au réseau de « sca­ler » (afin de faire face au mil­lion de tran­sac­tions quo­ti­diennes) – mais aus­si le pas­sage d’un pro­to­cole Proof-of-Work (preuve de tra­vail) à un pro­to­cole Proof-of-Stake (preuve d’en­jeu).

Voi­ci ce qu’il a déclaré :

« En 2017, l’in­té­rêt autour des cryp­to-mon­naies, notam­ment l’in­té­rêt finan­cier et “social”, a dépas­sé de loin la réa­li­té de ce que les sys­tèmes blo­ck­chain actuels sont capables d’of­frir. Il y a beau­coup d’at­ten­tion, et de nom­breuses attentes pres­santes. Pour­tant, d’un point de vue concret, l’o­pé­ra­bi­li­té des blo­ck­chains a dans cer­tains cas régres­sé, du fait la hausse des frais de transaction.

Je m’at­tends à ce que 2018, au moins du côté d’E­the­reum puisque je suis le mieux pla­cé pour en par­ler, consti­tue une année de pas­sage à l’ac­tion. Ce sera l’an­née durant laquelle toutes les idées autour de la sca­la­bi­li­té, de Plas­ma, du Proof-of-Stake, et de la confi­den­tia­li­té sur les­quelles nous avons labo­rieu­se­ment tra­vaillé et que nous avons peau­fi­nées sur les quatre der­nières années vont fina­le­ment se concré­ti­ser. Elles vont se concré­ti­ser dans du code en fonc­tion­ne­ment, qu’il sera pos­sible d’u­ti­li­ser dans une forme très avan­cée – dans cer­tains cas, sur des “test­nets”, et dans d’autres cas sur le “main­net” public.

Tous ceux qui évo­luent dans l’é­co­sys­tème Ethe­reum le savent : le monde nous observe. Et nous sommes prêts à concré­ti­ser nos promesses. »

« L’avons-nous mérité ? »

Le mois der­nier, alors que la valo­ri­sa­tion de l’en­semble des cryp­to-mon­naies avait dépas­sé la barre des 500 mil­liards de dol­lars, M. Bute­rin s’é­tait deman­dé si celle-ci avait été véri­ta­ble­ment « méri­tée » par les réseaux blo­ck­chain actuels.


À tra­vers une série de tweets, il avait évo­qué dif­fé­rentes rai­sons pour les­quelles cet éco­sys­tème avait encore tout à prou­ver. Il avait notam­ment expli­qué que cette tech­no­lo­gie n’a­vait pas encore per­mis, de manière signi­fi­ca­tive, d’ap­por­ter de l’aide à des popu­la­tions déban­ca­ri­sées, de pro­té­ger les véné­zué­liens de l’hy­per­in­fla­tion, ou de conce­voir des dApps qui seraient uti­li­sées de manière « substantielle ».

Par ailleurs, même si ces pro­blé­ma­tiques pour­raient pro­chai­ne­ment être réglées, le Bit­coin doit faire face à des frais et des délais de tran­sac­tion consi­dé­rables. De son côté, le réseau Ethe­reum peine par­fois à répondre à l’en­goue­ment qu’il sus­cite –  lors du lan­ce­ment de cer­taines ICOs, ou de l’ar­ri­vée d’une appli­ca­tion popu­laire telle que Cryp­to­kit­ties.

La plu­part des mon­naies numé­riques ont flam­bé en 2017 – aus­si bien en termes de prix qu’en termes de popu­la­ri­té chez les inves­tis­seurs. Pour­tant, dans le même temps, les appli­ca­tions concrètes de ces tech­no­lo­gies res­tent encore limi­tées.

Mais nous n’en sommes qu’aux pré­mices de l’ex­ploi­ta­tion d’une tech­no­lo­gie pro­met­teuse – une tech­no­lo­gie qui pour­rait, pour de nom­breux obser­va­teurs, trans­for­mer radi­ca­le­ment la manière dont fonc­tionnent nos sociétés.

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Réfé­rences : Cryp­to­vest, Tech­Crunch