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Bitcoin : ces trois indicateurs laissent présager une poursuite de la hausse du BTC

Pièce BTC Bitcoin

Pour la socié­té Into­The­Block, 3 indi­ca­teurs laissent pen­ser que le Bit­coin pour­rait pour­suivre sa hausse au cours des pro­chaines semaines.

Lors de la rédac­tion de cet article, le BTC avait enre­gis­tré une baisse de 4,31%. L’ac­tif numé­rique était, mal­gré tout, tou­jours en hausse de plus de 49% sur les 30 der­niers jours.

Pour la socié­té d’a­na­lyse Into­The­Block, pas de panique : les mar­chés Bit­coin res­tent net­te­ment haus­siers. C’est ce qu’a indi­qué Juan Pel­li­cer, l’un des cher­cheurs de l’en­tre­prise, dans une ana­lyse publiée ce ven­dre­di 22 octobre sur le site Cryp­toS­late. Il a ain­si pro­po­sé « 3 indi­ca­teurs clés » pour ten­ter de pré­dire les pro­chaines évo­lu­tions du cours de la pre­mière cryp­to­mon­naie.

Des volumes de transactions multipliés par 7 depuis le dernier record historique

Depuis la der­nière per­cée du Bit­coin au-des­sus des 60 000 dol­lars, enre­gis­trée en avril der­nier, les volumes des tran­sac­tions effec­tuées sur sa blo­ck­chain ont été mul­ti­pliés par 7.

Pour Into­The­Block, cette crois­sance tra­duit l’af­flux d’in­ves­tis­seurs ins­ti­tu­tion­nels cette année sur le mar­ché.

Volumes de transactions Bitcoin au 22 octobre 2021

Une par­tie de cette adop­tion ins­ti­tu­tion­nelle se serait reflé­tée « lors du lan­ce­ment mar­di du pre­mier ETF sur le Bit­coin aux États-Unis ». Ce nou­veau pro­duit finan­cier, le « Bit­coin Stra­te­gy » de Pro­Shares (BITO), a enre­gis­tré plus d’un mil­liard de dol­lars de volumes lors de sa jour­née d’in­tro­duc­tion, deve­nant ain­si le deuxième ETF le plus échan­gé lors de son lan­ce­ment.

Cet actif n’est tou­te­fois pas indexé à des BTCs « phy­siques », mais aux contrats à terme sur le Bit­coin qui s’échangent sur le Chi­ca­go Mer­can­tile Exchange, la plus grande pla­te­forme de pro­duits déri­vés finan­ciers au monde.

De son côté, l’en­tre­prise Grays­cale a révé­lé cette semaine qu’elle sou­hai­tait conver­tir son fonds Bit­coin « GBTC », afin qu’il devienne le pre­mier ETF amé­ri­cain ados­sé à des Bit­coins « phy­siques ». Ce véhi­cule d’in­ves­tis­se­ment per­met­trait d’ob­te­nir une expo­si­tion directe aux prix « spot » du BTC, sans avoir à se pro­cu­rer soi-même des Bitcoins.

Pour de nom­breux obser­va­teurs, il est tou­te­fois peu pro­bable que le gen­darme des mar­chés finan­ciers (la SEC) donne cette année son feu vert à ce pro­duit, qui pour­rait confé­rer une légi­time accrue à la cryptomonnaie.

Contrats à terme perpétuels : record historique des positions ouvertes

Les contrats à terme per­pé­tuels sont rapi­de­ment deve­nus les pro­duits déri­vés les plus popu­laires de la crypto-sphère.

Selon Into­The­Block, « ceux-ci ont atteint, le 20 octobre der­nier, des posi­tions ouvertes de près de 19 mil­liards de dol­lars, dépas­sant leurs records d’a­vril dernier ».

Les posi­tions ouvertes tra­duisent les mon­tants, en dol­lars, qui sont actuel­le­ment en posi­tions ouvertes chez les tra­ders – qu’ils soient « longs » ou « courts ». Depuis le début de l’an­née, le prix et les posi­tions ouvertes du BTC ont tous deux connu une tra­jec­toire haus­sière :

Positions ouvertes Bitcoin au 22 octobre 2021

« L’aug­men­ta­tion régu­lière des posi­tions ouvertes suit la hausse des prix. Cela tra­duit une forte convic­tion des tra­ders, avec des posi­tions longues suite à une ten­dance haus­sière, même lorsque les cours ont légè­re­ment dimi­nué », indique IntoTheBlock.

« Mais cela montre éga­le­ment qu’il existe une pro­ba­bi­li­té qu’une par­tie de ces posi­tions soient ados­sées à de l’ef­fet de levier, ce qui pour­rait avoir un impact néga­tif en cas de baisse rapide des cours ».

Contrats à terme perpétuels : des taux de financement pas encore en « surchauffe »

Pour Juan Pel­li­cer, « le taux de finan­ce­ment consti­tue l’un des meilleurs indi­ca­teurs pour mesu­rer le posi­tion­ne­ment de mar­ché à tra­vers les pla­te­formes d’échange » :

« Des taux de finan­ce­ment posi­tifs montrent que les posi­tions “longues” sont majo­ri­taires sur les posi­tions “courtes”. Dans ce cas, les posi­tions longues paient un taux variable aux posi­tions courtes, qui sont prêtes à parier sur la baisse du cours.

« Ce méca­nisme per­met aux prix des contrats de res­ter cohé­rents par rap­port aux prix “spot”, détaille Into­The­Block. « De même, le méca­nisme inverse se pro­duit lorsque les taux de finan­ce­ment deviennent négatifs ».

En octobre, on peut consta­ter que ces taux de finan­ce­ment sont res­tés posi­tifs sur la plu­part des jour­nées :

« Ceci peut être inter­pré­té comme un signe, qui montre qu’une majo­ri­té des posi­tions ouvertes sur les mar­chés per­pé­tuels parient sur la hausse du Bit­coin. Elles doivent alors payer des frais aux posi­tons “courtes”, qui misent sur une baisse du Bitcoin.

On peut voir sur le gra­phique ci-des­sous le taux de finan­ce­ment cal­cu­lé sur les prin­ci­pales pla­te­formes d’é­change, au cours des 365 der­niers jours :

taux de financement Bitcoin au 22 octobre 2021

Comme on peut le consta­ter, les taux de finan­ce­ment actuels ne sont que très légè­re­ment supé­rieurs à 0%, et donc loin de pro­vo­quer une situa­tion de « surchauffe » :

« Ils sont beau­coup moins éle­vés que les taux du prin­temps, qui se situaient entre 0,2 et 0,3%. Ceux-ci étaient excep­tion­nel­le­ment éle­vés et inci­taient les tra­ders à en pro­fi­ter en ouvrant des posi­tions “courtes”  », explique IntoTheBlock.

Pour la socié­té, « ces trois indi­ca­teurs laissent entre­voir une marge de pro­gres­sion pos­sible, à moyen terme, pour le prix du Bit­coin ».

« De plus, la situa­tion macroé­co­no­mique actuelle, avec une adop­tion crois­sante des cryp­to­mon­naies et des pers­pec­tives infla­tion­nistes, consti­tue éga­le­ment l’un des indi­ca­teurs haus­siers qui doit être pris en compte », ajoute IntoTheBlock

Juan Pel­li­cer a ter­mi­né son ana­lyse en expli­quant que les équipes d’In­to­The­Block « ne serait pas sur­prises si le prix du Bit­coin conti­nuait à s’ap­pré­cier et bat­tait de nou­veaux records au cours du 4ᵉ tri­mestre ».